Watermark

J’ai toujours cherché un moyen d’amener le sujet de l’écologisme ainsi que le respect de la nature et des animaux sur le blog. À la maison on tente tant bien que mal de faire attention à la planète, produits écologiques, on évite le suremballage en achetant du vrac, je suis également totalement végétarienne et je me dirige doucement, mais surement vers le végétalisme, si il y encore deux ans je mangeais du poisson et des crevettes j’ai été effaré de voir la pollution, et la perte conséquente de poissons que cela engendrait. Bref, une toute petite introduction qui ne résume que très brièvement notre action quotidienne.

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Alors quoi de mieux pour amorcer un léger virage écologique, que de présenter un film, où plutôt un documentaire : Watermak, l’empreinte de l’eau, réalisée par Jennifer Baichwal et Edward Burtynsky. Il est le deuxième documentaire du duo, le premier étant Paysages manufacturés. Le duo voyage dans une dizaine de pays pour nous rapporter une vingtaine d’histoires, ces dernières parlent de la relation qu’à chaque individu avec l’eau, cette eau qui disparait parce qu’on cultive dans le désert, terre non cultivable par excellence. Parce qu’on va à l’encontre des lois naturelles dans la vallée Impériale en Californie. Les eaux des tanneries sont teintées de bleue et est reversée dans la rivière dans laquelle les gens se baignent et les enfants se lavent …

« Il n’y a pas de tanneries sans produits chimiques […] pour faire tourner une tannerie il faut de l’eau, énormément d’eau, chaque étape demande entre 1000 et 2000 litres d’eau. […] L’eau se déverse dans la rivière »

Effarant non ?

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Des chercheurs sont interrogés et expliquent que depuis la naissance de l’Homme, nous sommes dans une période interglaciaire anormalement longue, à cause de l’effet de serre le refroidissement de la planète est retardé. Ce qui entraine, entre autres, les dégâts importants aux pôles, que vous connaissez déjà, malheureusement, trop bien, ce battement d’aile d’un papillon …

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Ce documentaire nous offre la chance de voir les puits à escalier à en Inde, une sorte de pyramide inversée, une merveille d’architecture se remplissait avec la mousson c’était le mouvement naturel des nappes phréatiques, aujourd’hui cette dernière a disparu et la mousson ne remplie plus le puits – qui n’est plus du tout entretenu – alors qu’elle alimentait en eau plusieurs villages. Les Indiens qui se baignent dans le Gange pour se purifier ont sans doute la conscience de la pollution déversée dans le fleuve. Le fleuve le plus pollué au monde qui malgré tout, possède son propre « système immunitaire », d’auto-épuration, mais cela ne suffit pas.

Ce qui est fort c’est que ce documentaire – outre les magnifiques images qui nous montrent la beauté de ce monde en voie de disparition, les montages, les fleuves bleus ou asséchés – c’est qu’il ne se positionne pas, ne prends pas en grippe le spectateur lui assénant sournoisement des « prend des douches moins longues et arrête de faire pipi dans la mer ». Non, ce documentaire constate simplement, expose les faits et c’est tout. C’est à nous spectateur de faire notre propre réflexion et c’est important. Le seul reproche que je pourrai faire à ce documentaire, c’est de ne pas nous faire constater la quantité astronomique d’eau utilisée pour un malheureux kilo de viande. Mais c’est peut-être là, l’objet d’un autre débat.

Watermark l’empreinte de l’eau, est édité par Wild Side et sort en Bluray le 24 juin et je vous encourage vivement à le regarder! 

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