Truffaut et les femmes de Elizabeth Gouslan

Nombreux sont les réalisateurs à femmes, ceux qui tombent amoureux de leurs actrices comme je tombe dans les escaliers. Truffaut est l’un d’entre eux, peut être même le plus connu. C’est même lui qui affirmera que le cinéma est un « art de la femme, c’est-à-dire de l’actrice », ou encore que « le travail du metteur en scène consiste à faire faire de jolies choses à de jolies femmes »* Entre ses fiançailles rompues avec Clade Jade aka Christine Darbon Doinel, son amour avorté avec Catherine Deneuve et son obsession du visage lunaire d’Isabelle Adjani, Truffaut à su faire de ses amours un atout pour sublimer ses actrices, pour notre plus grand plaisir au point d’en atteindre son paroxysme, que dis-je son apogée dans le presque autobiographique L’homme qui aimait les femmes (1977).

truffautComment ne pas résister à cette nouvelle sortie littéraire, le nouveau roman biographique de Elizabeth Gouslan (qui a précédemment écrit sur Grace Kelly et Jean-Paul Gaultier) Truffaut et les femmes ?  Tout comme Truffaut manipulait la réalité au sein de la fiction dans ses films, Elizabeth Gouslan manipule le vrai, le faux dans son dernier livre qui il se lit avec un plaisir immense. On se laisse embarquer dans ses propres rencontres, les quelques rares interviews d’actrices et mon côté Pompadour se délectent des potins de l’époque. Et ça fait rêver l’actrice en herbe que je suis et qui rêve, comme toutes les actrices en herbes, d’être la muse d’un réalisateur. On apprécie les quelques descriptions des appartements occupés par Truffaut et ses comparses, son côté inconstant et éternellement amoureux (ça ne vous rappelle pas un certain Antoine tout ça?). Les témoignages des voisins de l’époque sont les bienvenus et mon cœur se serre un peu en apprenant que les immeubles des productions des carrosses, ceux dont le grenier abritait le sauvageon Jean-Pierre Léaud et dont un des appartements est celui des Doinel. Bien évidemment les écrits ne sont pas à prendre au pied de la lettre et si les recherches historiques sont bien là, là part de fantaisie reste très présente, mais ce n’est pas plus mal, je lis tellement de bouquins théoriques sur le cinéma en ce moment qu’un peu de répit littéraire ne fait pas de mal (ça va tant que ce n’est pas l’accro au shopping hein!)

IMG_1401

Et comme je suis une amoureuse transie d’Antoine Doinel vous comprendrez bien que tout cela m’a laissé sur ma faim, mais que voulez vous, on ne se refait pas !

*Télérama : Comment Truffaut tombait amoureux de ses actrices.

Laisser un commentaire