Toutes les femmes sont des Aliens de Olivia Rosenthal

Si je n’avais pas vu la saga des Aliens, Les Oiseaux d’Alfred Hitchcock, deux dessins animés de Walt Disney, Bambi et Le Livre de la jungle, je n’aurais sans doute pas éprouvé aussi intensément peur, amour et désir. Les années passant, rien n’a réussi à me faire oublier les scènes les plus traumatiques de ces films. A force de me les repasser en boucle, j’y découvre tant de choses renversantes sur la maternité, l’identité sexuelle, le rôle des blondes et la domestication que j’ai le sentiment de me connaître plus intimement et de comprendre un peu mieux le monde. Et si le cinéma servait surtout à attiser et magnifier nos folies ?

Vous commencez à me connaitre ici et vous comprendrez aisément pourquoi j’ai dévoré d’une traite ce livre ! Olivia Rosenthal est une auteure qui a déjà publié une dizaine de fictions et de pièces de théâtre. Je vous avouerai que je ne la connaissais pas et que sans cette quatrième de couverture alléchante, le titre ne m’aurait pas alléché plus que ça. Et ça aurait été franchement dommage de passer à côté de cette petite pépite de cinéphile. D’après mes recherches elle aurait également écrit dans Ils ne sont pour rien dans mes larmes surVertigo et Les Parapluies de Cherbourg. Autant vous dire que je vais me procurer ce livre rapidement. 

Olivia Rosenthal - toutes les femmes sont des Aliens - Lejollyroger.com

Olivia Rosenthal écrit comme elle pense, un style d’écriture fluide qui donne l’impression qu’elle nous parle avec animation de la saga des Aliens, du film Les Oiseaux ou de quelques Disney. De la place et le combat de Sigourney Weaver, son identité sexuelle et sa maternité. Aux blondes qui se font battre par un réalisateur qui les déteste, en passant par les mondes sans barrières de Disney, Olivia Rosenthal décrit les films comme elle s’en souvient, parfois d’une précision merveilleuse et d’autres fois en laissant faire une petite part d’imagination et d’émotions ressenties durant le film pour combler un trou. L’auteure s’interroge également sur ce qu’il reste du film dont on se souvient et ce qu’il est en réalité. Ça nous est arrivé à tous, de nous souvenir précisément, croyons-nous, de films qui nous ont marqués et de les voir quelques années plus tard totalement changés, notre mémoire ayant fabriqué son propre film, notre mémoire qui après revisonnage effacera donc le souvenir fantasmé. C’est frustrant non ?

J’ai vu que le texte Toutes les femmes sont des Aliens est issu de sortes de cinéma-conférence que je regrette profondément de ne pas avoir vu. Au fil de ma lecture, je me disais justement que le livre était parfait pour une mise en scène sur les planches. Manquerait plus que ça me donne des idées pour mon projet personnel l’année prochaine (Spoiler Alert : Cette année c’est un monologue de Cocteau. Ça ne vous étonne pas, je sais).

Olivia Rosenthal c’est un peu cette meilleure-copine-de-cinéma que je n’ai pas (j’ai que des copains), avec qui je pourrai parler avec avidité et goulûment (l’art de la faim) de cinéma autour d’une tasse de Kusmi Tea (restons blogueuse tout de même). Olivia, tu veux être ma copine-de-cinéma ?

Ce livre suscitera, toutefois, une question et une seule : Quel film a donc changé ma vie ? Et la vôtre ? 

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