La pâtissière de Long Island de Sylvia Lott

A la question « Est ce que veux un livre pour sa couverture » la réponse est oui. C’est de moins en moins rare d’avoir des livres édités en français sans la sempiternelle couverture blanche alors autant en profiter. Et la couverture de La pâtissière de Long Island est si jolie et ressemble à une vraie pâtisserie de chez Mendl’s dans The grand Budapest Hôtel de Wes Anderson.

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C’est l’histoire d’une jeune Allemande catholique Marie, qui, au début des années trente, tombe amoureuse d’un jeune allemand protestant (ou l’inverse) à l’aube de la Seconde Guerre mondiale, et ce dans la frise orientale, en Allemagne donc. Patriarcat oblige, mademoiselle est envoyée aux USA fissa rejoindre ses deux grands frères et travailler dans leur bar afin d’oublier son grand amour. Grande chance pour elle, et pour eux, elle a une recette magique de cheesecake qui va bouleverser New York et la rendre célèbre. Le fameux Cheesecake New York Style. Évidemment, c’est simple et ça se lit vite. Ce n’est clairement pas de la littérature compliquée et c’est le livre parfait pour aller à la plage, dans le jardin ou au lit.

LE JOLLY ROGER - Livre La patissiere de Long Island aux editions piranhas

Le livre se situe sur deux époques, les années 30, dans les souvenirs de Marie, mais à la troisième personne du singulier, et les années 2010 ou est utilisé un « Je » narratif hyper agaçant, pour le personnage de Rona. Je vais être honnête, les chapitres situés à l’époque actuelle me faisaient mourir d’ennui, je préférais vraiment être à New York en compagnie de Marie et voir comment elle allait se débrouiller pour se débarrasser de ses frères et passer son permis de conduire comme une vraie femme moderne, libérée délivrée et tout et tout. Le livre me rappelle un peu Brooklyn dont je n’ai vu que le film, à cause de ce questionnement permanent de la place des Européens qui ont le mal du pays et tellement de rêves à la fois, dans un New York en expansion. Mais le plus intéressant dans cet ouvrage, c’est surtout le témoignage allemand quant à la prise de pouvoir hitlérienne et les horreurs commises durant la Seconde Guerre mondiale, l’impuissance et ce fait de ne pas réaliser qu’il se passe, ou qu’il s’est passé l’inimaginable. Un peu comme Le liseur de Bernhard Schlink, mais en beaucoup moins bien. Mention pour la postface de l’autrice où elle explique ce qui est faux et vrai, ses recherches pour essayer d’être un minimum authentique et nous inviter à nous renseigner un peu plus sur les sujets sérieux du livre (comme le camp pour la jeunesse hitlérienne construit à Long Island) en nous donnant quelques liens.

En tout cas si ça vous donne envie de faire un cheesecake avec un bon thé j’ai une excellente recette vegan à vous donner ! Et je vous donnerai même mon ingrédient secret parce que contrairement à Marie, je ne suis pas vache.

 

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