Sang Tabou de Camille Emmanuelle

Plus je vieillis, plus je m’interroge sur ma propre condition féminine. J’ai toujours été plus ou moins (plus que moins cela dit) révoltée des inégalités hommes-femmes. Aujourd’hui, nous avons la chance d’être dans une époque où les femmes (et un peu d’hommes aussi) sont survoltés et préparent le terrain à coup de géniales bandes dessinées (je pense notamment aux culottées de Pénélope Bagieu mais il y a en a tant d’autres), qu’à coup de hashtag sur les réseaux sociaux pour soulever les problèmes récurrents des harcèlements de rues. Les rayons des librairies fleurissent d’ouvrages féministes, prenant la relève de Beauvoir qui aurait été fière de voir que ça bouge enfin ! Parmi ces livres, il y a cet essai de Camille Emmanuelle, autour des règles, et quoi de mieux que les règles pour définir la condition féminine hein ?

Je me souviens du jour où j’ai appris cette histoire de règles. Nous étions dans un petit parc à jouer avec mes frères. Quand soudain j’ai posé la question qui me préoccupait depuis plusieurs semaines : « C’est quoi les serviettes des pubs à la télé ? ». Heureusement je me couchais suffisamment tôt pour ne pas a avoir à demander ce qu’était cette histoire de Durex extra plaisir. C’est là que ma mère m’a tout expliqué, à base de métaphore de réserve d’oeufs qui, je dois vous l’avouer, me traumatise encore puisqu’à chaque fois que j’ai mes règles je suis genre « Encore un de perdu ». Pas tellement une bonne idée. Puis je les ai eus super tard par rapport aux copines, quelques mois avant mes 15 ans, du coup j’étais bien préparée et je n’ai jamais connu réellement le tabou autour des menstruations.

Bref, une introduction autour de ma petite personne pour vous présenter cet essai. Je veux dire, tout témoignage est bon à prendre, et des témoignages autour des règles, il y a en plein le livre et ils sont fort utiles. Notamment pour les filles comme moi qui n’ont absolument aucun complexe à avoir leurs menstrues (faut dire que, en ce qui me concerne, je suis très malade quand je les ai donc je suis bien obligée d’en parler), et qui peuvent être surprise d’apprendre que certaines femmes cachent avec honte leurs paquets de protection quand il y a des hommes chez elles. Mais par contre on peut aisément se reconnaitre dans ces portraits de femmes qui cachent un tampon dans leur manche, comme si c’était de la drogue. L’autrice est drôle et aborde ce sujet avec bienveillance et énergie abordant tour à tour les règles dans l’histoire, notamment l’histoire des religions et des légendes qui entourent cette période (par exemple, l’histoire débile de la mayonnaise qui tourne, ou de l’enfant roux si on enfante pendant nos menstruations et j’en passe). Je ne vous cache pas que j’ai été assez effarée de découvrir toutes les choses qui sont interdites aux femmes, dans le monde entier, et ce encore aujourd’hui, lorsqu’elles ont leurs règles. Ce chapitre d’ailleurs se termine par une liste assez drôle de tous les surnoms donnés aux règles partout dans le monde, certains sont assez cocasses. Liste qui cependant ne fait qu’insister sur le sentiment de honte qui plane sur les règles, puisque toutes ces expressions, toutes ces images, sont faites pour ne pas appeler un chat, un chat. D’ailleurs, si vous connaissez le génial Carrie au bal du diable, film – d’horreur adapté d’un roman de Stephen King (Brian de Palma,1977) – qui traite de manière très originale les règles, aux USA on dit « to have the curse ». C’est charmant.

Les autres chapitres du livre parlent des différents moyens de protections hygiéniques qui nous sont proposés, avec un passage important sur le syndrome du choc toxique. Je note cependant que l’autrice n’est pas hyper favorable à la coupe menstruelle et n’aborde pas non plus le flux instinctif avec un oeil positif, mais elle leur accorde cependant autant de place que les autres protections, proposant un chapitre exhaustif, au jour d’aujourd’hui en 2017, Dieu sait ce qu’il vous nous trouver par la suite.

L’autrice aborde aussi la question de la douleur, elle qui commence son livre en disant qu’elle ne souffre pas que ses règles ne sont pas abondantes et durent peu de jours (putain que je l’ai détesté pendant ces trois phrases-là), durant un long chapitre nécessaire. Aujourd’hui, les scientifiques ont admis que les douleurs menstruelles n’étaient pas normales, après des siècles de souffrances obligatoires et qu’enfin ont allait se pencher un peu plus sur le sujet. Il est donc normal, par exemple, d’entendre de plus en plus parler d’endométriose dont nous sommes sacrément victimes.  Camille Emmanuelle, de nouveau, aborde le sujet de la douleur, mais également celui des hormones avec une exhaustivité nécessaire et bienvenue.

Le livre se conclut sur plusieurs interviews englobant un choix assez large, quoique pour le coup non exhaustif, de personnes, homme, femmes, d’origines et de générations différentes. Ainsi qu’un chouette chapitre sur les règles dans l’Art enrichissant par là ma culture générale.

C’est à mon sens l’un des meilleurs ouvrages féminin et féministe de ce début d’année 2017, un ouvrage qu’il est de bon ton de filer à notre préadolescente qui n’y comprend rien et à notre mec. L’autrice s’adresse aussi aux lecteurs dans ce bouquin et c’est plutôt une chouette idée. Et c’est même assez nécessaire que les garçons le lisent. C’est même assez obligatoire en fait. Je vais demander à Joris de me faire une fiche de lecture !

Pour enrichir la lecture de l’ouvrage de Camille Emmanuelle, je vous invite à écouter le podcast de l’Emifion, autour des règles, et de lire le blog de Jack Parker, Passion Mentrues.

Et on se retrouve tout de suite dans l’article suivant, pour tenter de gagner un exemplaire de Sang Tabou ! Elle est pas belle la vie ?

DIY très rapide : Un tableau pour exposer ses Pins !

Les Pins, meilleur accessoire de mode des années 80/90 fait enfin son grand retour pour mon plus grand plaisir. Malheureusement pour moi, si j’ai toujours aimé en voir sur les autres, j’en portais peu pour la simple et bonne raison, qu’ils étaient tous dans une boîte et que je n’avais pas le réflexe de les accrocher avant de partir de chez moi. Et que j’ai toujours peur de les perdre aussi.

Pour remédier à mes oublis systématiques, je me suis mise à la recherche de rangements pour Pins, qui ne seraient pas un tableau en liège moche. Je n’ai rien trouvé nulle part, et j’ai eu l’illumination en voyant ce petit tableau dont je voulais me débarrasser. Enfin, ma collection de masking-tape allait pouvoir servir !

Voici donc un petit DIY très rapide qui pourrait éventuellement vous inspirer pour chez vous. Pardonnez la qualité cracra des photos, elles ont été prises à la va-vite avec un iPhone, un jour de pluie.

1- Trouvez un petit tableau sur une brocante pour 50cts.

2 – Unifiez le fond avec des feuilles blanches, histoire que tout soit propre. 

3 – Puis amusez vous avec vos masking-tape !

4 – Vous pouvez éventuellement terminer, en scotchant par prévention, derrière. Histoire que tout soit propre de nouveau. 

5 – Et tadaaaaam, plus aucune raison pour oublier de mettre des Pins, et pour en acheter des tonnes (oui ma collection est riquiqui, mais vu que j’oubliais de les porter, je n’en achetais pas).

La Belle et la Bête (2017)

L’article sera également publié dans quelques jours sur Fais pas genre !

Après Maléfique (Robert Stromberg, 2014), Cendrillon (Kenneth Branagh, 2015) et Le livre de la Jungle (Jon Favreau, 2016) , « l’histoire éternelle qu’on ne croit jamais » qu’est le chef-d’œuvres des studios Disney, La Belle et la Bête (Gary Trousdale et Kirk Wise, 1991), se voit à son tour offrir une version live – deux ans après l’horrible version de Christophe Gans – que nous avons pu découvrir en avant-première.

La Belle est pas bête

Connaissant le goût des studios Disney pour l’auto-sabordage avec l’horrible Maléfique (2014) et le déjà oublié Cendrillon (2015), la grande amoureuse de La Belle et la Bête que je suis ne pouvait que redouter cette adaptation live du premier film d’animation nommé à l’Oscar du Meilleur Film. C’est donc un petit peu à reculons que je suis allée le voir, et je dois bien admettre à tort, puisque le film est finalement une charmante et agréable surprise qui n’est pas si superflue qu’il n’y parait.

Souvenez-vous, en 1991, deux ans après La Petite sirène (John Musker et Ron Clements, 1989) les studios Disney nous offraient l’un de leurs plus beaux (en toute objectivité bien sûr) chef-d’oeuvres : La Belle et la Bête, adapté du roman de Madame de Villeneuve, aux influences parfois coctaliennes dont les studios ne se sont jamais caché. Dans un pays fort lointain (la France) vivait un prince aussi méchant qu’il est beau (enfin tous les goûts sont dans la nature), qui refusa de donner un abri à une pauvre vieille mendiante. Cette dernière était une fée qui le transforma alors en une bête terriblement laide (et encore une fois, tous les goûts sont dans la nature), et jeta également un sort sur tous les habitants du château qui n’avaient rien fait pour mériter ça, les transformant en objets utilitaires, allégorie du métier qu’ils exerçaient au sein de la demeure. Pour lever le sort, il faut que le prince aime et soit aimé en retour avant le jour de son vingt-et-unième anniversaire. Quelle chance pour ce petit peuple, pas loin de là, dans une ville sage sur un petit nuage, vit Belle et son inventeur de père, arrivés là depuis peu et pas franchement intégrés au milieu des gens peu propices à la culture, votant probablement Front National. Gravitant autour d’elle, Gaston, un analphabète basique et primaire, qui voudrait lui faire une tonne d’enfant et la harcèle sans complexe. Belle, qui est de la team Taubira c’est évident, se retrouve emprisonnée, par un concours de circonstances dont je vous passe les détails, dans le château enchanté. Après de nombreuses bagarres, Belle qui n’a pas peur de se faire dévorer par le maître des lieux, se voit offrir la bibliothèque du château et découvre que sous son sale caractère, la Bête est en fait une pauvre créature qui a soif d’apprendre et de changer. Adieux fleurs et chocolats, hommes du XXIe siècles, offrez des livres aux demoiselles, c’est comme ça que à marché pour Belle, qui lèvera le sort à la dernière minute et habitera désormais dans un château immaculé. Contrairement à la Belle de Cocteau, celle de Disney ne manifestera, jusqu’alors, aucun regrets de voir sa Bête disparaître au profit d’un Prince d’une beauté assez terne.

Alors que vaut la nouvelle version de 2017 du roman de Madame de Villeneuve ? Est-elle utile, est-ce juste une adaptation fidèle en tout points sans originalité ? Oui et non. Car le film nous offre une version plus longue, et plus étoffé, en profitant pour répondre aux questions que les plus grands fans se posent depuis près de 25 ans. Oui je sais que vous vous demandiez tous comment Belle avais-t-elle pu hisser la Bête sur son cheval ? Vous aurez la réponse, promis. Et l’occasion de panser les quelques raccourcis scénaristiques de jadis est saisie haut la main ! Dans la version de 2017, le prince est un enfant maltraité par son père suite au décès de sa mère et qui ne trouve un refuge, une façade, que dans le mépris des autres. La suite on la connait, la fée tout ça. Et pour n’avoir rien fait pour sauver cet enfant devenu adulte, les domestiques du château furent eux-mêmes touchés par la malédiction d’une l’enchanteresse. Et quelle malédiction ! Plus atroce que celle du dessin-animé, où il ne devaient rester qu’objets animés. S’inspirant directement de la mise en scène de la comédie musicale de Broadway – passée notamment en 2013 à Paris – les objets animés donc, perdent une part de vie à chaque pétale de rose tombée, se figeant peu à peu dans une éternelle immobilité. Tragique fin annoncée pour ces domestiques qui ne pourront plus s’échanger les bruits de couloirs passés la dernière pétale de la rose enchantée. Nuance apportée également au printanier village de Villeneuve – un hommage appuyé à l’autrice du conte dont se sont inspiré les studios Disney – qui appartenait au domaine du château avant le sort et qui a cause du sortilège aura depuis oublié l’existence de la demeure ainsi que de ses habitants, la forteresse étant désormais condamnée, suspendue dans le temps et dans un éternel hiver.

Belle est ici une fermière rêvant d’un Paris qu’elle a quitté enfant avec son père, qui n’est plus ici un inventeur farfelu, mais un artiste qui construit de magnifiques boîtes à musique. La jeune femme, aventurière et rêveuse comme dans le dessin animé, se voit offrir un look plus sportif : Jupe coincée dans une large culotte bouffante et chaussures plates, pour monter à cheval plus facilement. Dans le village de Villeneuve, seuls les garçons ont le droit d’apprendre à lire, Belle est de ce fait considérée comme une étrange créature, qui se voit pratiquement lapidée sur la place du village lorsqu’elle ose montrer un livre à une petite fille de corvée de lessive. La Bête, quant à lui, est loin d’être l’analphabète notoire du dessin animé puisqu’il est ici, au contraire, un lettré qui initiera Belle à découvrir les plaisirs de la prose Shakespearienne au-delà des habituelles bluettes sentimentales qu’elle a l’habitude de lire. Ce point-là est assez intéressant, mais un petit peu emmerdant quand on sait que dans le dessin animé comme dans la comédie musicale, c’est le personnage de Belle qui apprend à la Bête à lire. Alors, certes, s’il est beaucoup plus logique qu’un prince soit plus lettré et cultivé qu’une jeune fille de province, on regrettera que le rapport de force s’inverse brièvement, donnant un instant à la Bête l’ascendant sur Belle. Une modification scénaristique assez déroutante au regard de la morale initiale de l’histoire promue par le dessin-animé, mais fort heureusement brève, puisque Belle prend tout de suite son envol dans la Bibliothèque, se montrant bien plus enthousiaste à la lecture que son geôlier. Continuons notre énumération quant aux modifications apportés aux personnages : Gaston est beaucoup plus sombre et « méchant », que l’analphabète basique et primaire de la version de 1991. N’hésitant pas à jeter le père de Belle en pâture aux loups, le personnage incarné par Luke Evans (je regrette cependant que Hugh Jackman ne se soit pas vu proposé le rôle, étant un Gaston fabuleux dans la tournée australienne du musical) est un personnage binaire et beaucoup plus cruel que celui du dessin animé. Son fidèle sidekick, Lefou, se voit quant à lui offrir un rôle beaucoup plus étoffé et important, son parcours psychologique est plus nuancé et s’articule autour d’une fascination/répulsion autour de Gaston, sur lequel il projette des sentiments troubles, ce qui en fait selon le réalisateur Bill Condon, le premier personnage Disney ouvertement gay. En ce qui me concerne je suis plutôt mitigée par la promotion faite par Disney autour de ce personnage gay, son homosexualité étant une ponctuation humoristique prêtant à se moquer du personnage. Si le casting est généralement bon, il est de bon ton de préciser au passage – en espérant que ça devienne tellement une norme d’ici quelques années et qu’on ait plus besoin, justement, de le préciser – que la mixité (couleur de peau, sexe) est bien plus présente qu’à l’habitude. Les couples sont mixtes et on voit même un personnage masculin se découvrir brièvement une attirance pour le travestissement (le français Alexis Loizon, notre Gaston de Mogador), malheureusement de nouveau abordée comme une ponctuation humoristique et peu sérieuse. Les studios s’inscrivent très logiquement dans le sillon progressiste du génial Zootopie (Byron Howard & Rich Moore, 2016) dont l’un des personnages était d’ailleurs, déjà gay.

Lorsque l’annonce de ce film en prises de vue réelles fut officielle, grande fan de la comédie musicale d’Alan Menken que je suis, j’attendais avec impatience de voir mises en scène mes deux chansons préférées (et qui font probablement parties de mon top 10 musical) A change in me chanté par Belle, et If I can’t love her, la déchirante chanson d’amour de la Bête, toutes deux présentes uniquement sur scène et non pas dans le dessin animé original. Malheureusement, si le film nous offre plusieurs chansons inédites (trois au total) ce ne sont pas celles de la comédie musicale, le magnifique If I can’t love her étant remplacée par une balade beaucoup moins puissante qu’est Evermore. Le morceau No matter what entre Belle et Maurice, est également remplacé par une jolie et émouvante  balade How does a moment last forever, qui sera le thème du générique repris par la grande, merveilleuse et inégalable (je ne plaisante pas) Céline Dion. Parmi les partitions musicales, les oreilles attentives des fans sauront néanmoins déceler, en outre, les notes d’ouverture du morceau Home, de la comédie musicale, et quelques extraits de Tim Rice abandonnés, lors de la production du dessin animé originel. Le film se situant dans une France de 1740, c’est avec plaisir qu’on découvre une nouvelle orchestration des musiques originales incluant notamment de subtils ajouts de clavecins. Malheureusement la traduction française, si elle est hyper respectueuse des paroles anglaises, n’est pas la même que celle de 1991, ce qui écorche énormément les oreilles des fans français du dessin-animé et casse toute possibilité de karaoké trans-générationnel : un choix totalement incompréhensible d’autant plus qu’on se rappelle que le théâtre Mogador lorsqu’il a produit la comédie musicale, s’était assuré de ne pas trahir la première traduction par respect des fans.

Réfléchis comme un modèle en tous point, la production du film se veut cohérente avec le choix de casting de l’héroïne principale – Emma Watson, qui participe activement au mouvement féministe – puisque les principaux chefs de départements sont des femmes (sur sept chefs de départements, six sont des femmes, dont une monteuse). De même, le studio vante le faible impact de la production du film sur l’environnement, en faisant un modèle de tournage écolo-friendly : les costumes – plutôt beaux, modernisé tout en conservant une certaine patine – sont réalisés à partir de tissus biologiques issus du commerce équitable, ainsi que teints avec des teintures exclusivement naturelles. Mais comme la perfection n’existe pas, il faut bien avoir un « mais » et pas des moindres : Les effets spéciaux, qui sont tout simplement ca-ta-stro-phiques. On ne croit pas une seconde à ces objets, passablement moches, de style rococco très milieu du XVIIIe siècle. La capture de mouvement quant à elle, laisse à désirer. La Bête peine à convaincre, donnant l’impression d’un retour aux balbutiement de la technique, à des années lumières d’un César, pourtant quasi muet, dans La Planète des Singes : L’Affrontement (Matt Reeves, 2014). Et ne parlons pas de sa chanson, qui en dehors du fait qu’elle émeut beaucoup moins qu’If I can’t love her – je ne vais pas revenir dessus – est visuellement très discutable, la bouche du personnage en image de synthèse ne semblant pas du tout en adéquation avec les paroles… Enfin, le grand moment du film qu’est le numéro Be our guest, n’est ici qu’un capharnaüm d’images de synthèses dégueulasses, dans lesquelles la pauvre Emma Watson est littéralement noyée et se demande ce qu’elle peut bien foutre là. Bref, une grosse déception pour ce film qui vieillira de ce fait, beaucoup plus rapidement que celui de l’illustre Jean Cocteau – et si, je vous jure, je suis objective – bien qu’il soit plus que question dans ce film qui lui rend à plusieurs reprises un hommage évident. Qu’il s’agisse de Belle demandant à son père de lui ramener une rose dont le vol va lui valoir la prison, ou tour à tour, de quelques bras animés sur les murs ou d’un escalier rappelant celui de film de 1945. En bref, ce nouveau film en prises de vues réelles des studios Disney, est une jolie surprise, même si l’on ne peut que regretter la version avortée de Guillermo Del Toro, qui aurait probablement fait un La Belle et la Bête plus inattendu, gothique et savoureux.

 

La Belle et la Bête : Wishlist

Et pour fêter la sortie du nouveau film Disney, les petits plats sont mis dans les grands et les objets dérivés me donnent plus que jamais envie. Sauf que je me calme (j’ai déjà vendu une sacrée partie de ma collection) et que je si je veux voyager je dois me contenir et ne pas acheter tout et n’importe quoi. Et croyez-moi, ne vivant pas à Paris j’étais assez préservée de ça, mais depuis qu’un Flying Tiger et (bientôt un Hema) ont ouverts dans ma ville de province, autant vous dire que niveau économie c’est grave pas ça.
Du coup les wishlist c’est bien pour contenir l’envie de valider le panier. C’est ma catharsis d’acheteuse compulsive à moi.

1 – Figurine Big-Ben (Disney Store) : J’ai le Lumière acheté à Disneyland et il est beau et parfait. Depuis que Big-Ben est sorti j’en rêve jour et nuit. Je pense que je vais craquer bientôt !
2 – Tasse (Disney Store) : Parce que je n’aurai jamais assez de tasses La Belle et la Bête !
3 – Peluche Philibert (Disney Store) : Parmi les petits objets que j’aime beaucoup, je dois avouer que les peluches Disney font clairement partie du top 10.
4 – Peluche Plumette (Disney Store) : Et que j’ai clairement besoin de ces deux peluches, dont Plumette, pour tenir compagnie à mon Lumière.
5 – Pins (Disney Store) : Le genre de Pins que tu ne mets sur ta veste tellement ils sont beaux, quelle chance apparemment ils sont vendus dans une boîte qui peut clairement être exposée.
6 –  Pellicules Instax Mini (Little Insta) : Ce n’est pas vraiment La Belle et la Bête mais je suis certaine que Fujifilm va nous sortir des pellicules décorées pour le film. Je n’ai toujours pas craqué, et je n’utilise que des pellicules simples pour l’instant, mais ce n’est qu’une question d’occasion. Sérieusement … (Genre quand on retourneras à Disneyland !)
7 – Robe La Belle et la Bête (EMP Online) : En cherchant des produits pour la wishlist (preuve que niveau désir je suis bien calmée) je suis tombée sur ce site que je ne connaissais absolument pas et qui produit des vêtements dérivés assez beaux. Après je pense être un peu trop vieille pour cette robe, au laçage un peu trop adolescent, mais diantre !
8 – Cape La Belle et la Bête (EMP Online) : Par contre cette cape est assez inspirante, et je pourrai très bien m’en coudre une du même genre pour cet automne !
9 – Vinyle Picture Disc : Je bave littéralement sur toute cette collection Disney de Picture Disc, et ça … ça fait partie des trucs dont j’ai plus que besoin et je pense que je risque de craquer bientôt.

Après si cette Wishlist vous donne envie de me faire des cadeaux, be my guest !