On ne naît pas grosse de Gabrielle Deydier

Tout les mois j’essaie de lire un ouvrage qui m’interroge et me permet de pousser ma réflexion sur le féminisme contemporain. Cet été j’ai lu On ne naît pas grosse de Gabrielle Deydier, et je ne vous cache pas que ce fut une lecture assez pénible. Mais ne vous méprenez pas, l’autrice est douée, le livre est très bon, mais mon empathie malheureusement à été exacerbée durant ma lecture et m’a fait grandement relativiser sur mes dix kilos de trop.

Gabrielle Deydier est la fondatrice de Ginette le mag, à 37 ans elle se livre sans tabous dans son ouvrage autobiographique. Victime de la grossophobie depuis son adolescence, elle raconte qu’elle s’est sentie grosse avant de le devenir réellement et alternant, de ce fait, régimes, TCA et agressions autant physiques que verbales. À travers son témoignage et celui de plusieurs militantes féministes et anti grossophobie (notamment Daria Marx),  l’autrice nous force à nous confronter aux violences quotidiennes que la société, et nous, infligeons aux personnes dont l’IMC dépasse la norme imposée. Et ce n’est d’ailleurs pas un acte d’une extrême violence que le livre commence, lorsqu’une jeune fille lui hurle au visage qu’elle est grosse en la filmant, et ça continue, dans la rue, chez ses parents et là où nous sommes finalement, le plus vulnérable, dans les cabinets médicaux. Ce n’est pas nouveau, c’est rare de trouver du personnel médical bienveillant (je n’ai toujours pas trouvé de gynécologue qui ne me parle pas comme on parlerait à une enfant par exemple) et à l’écoute, et d’après le témoignage poignant de l’autrice, encore plus lorsqu’on est en surpoids. Puisque ce gras qui nous entoure est forcément le « père de tous les vices », et pas l’inverse. Pendant 146 pages Gabrielle Deydier ne s’excuse pas d’être grosse, comme elle pu le faire dans vie, elle ne s’invente pas d’excuses quant à son obésité, bien on contraire. L’autrice se libère de ce poids et livre sur papier les injonctions sociétales qu’elle refuse. Non elle ne passera pas par la sleeve ou le by-pass, non elle ne cédera pas aux régimes hyperprotéinés qui détruisent la santé.

Le dernier chapitre « Ou sont les gros » est très important et m’a beaucoup touché, puisqu’en tant que comédienne, si je suis en surpoids j’ai le droit aux rôles de la fille « pulpeuse » ou de la « meilleure amie célibataire, mais rigolote de l’héroïne principale du film ». Les rôles de filles grosses sont donnés à des filles minces qui mettent en danger leur santé et leur métabolisme de base en suivant des régimes destinés à les faire grossir. Ca fout les boules on est d’accord ? Dans ce chapitre Gabrielle Deydier énumère le peu de grosses qu’elle a pu voir sur le petit ou grand écran, la plupart ayant énormément maigri par la suite. Et c’est encore plus triste comme constat. 

En bref, ce petit article sur ce blog que je refuse d’abandonner malgré tout, qui j’espère vous donnera envie de vous procurer cet ouvrage, que vous soyez mince, en surpoids, obèse ou ce que vous voulez, parce que c’est toujours bien de lire sur des sujets qui ne nous touchent pas forcément, ou de loin. D’ailleurs si vous avez une lecture féministe à me conseiller, concernant un féminisme pas forcément blanc ni athée, je suis tout ouïe  !

Warner Bros. Studio Tour London – The Making of Harry Potter

Oui je sais, à l’heure où j’écris ces quelques lignes, cela fait déjà plus de trois mois que j’ai visité les Studios Harry Potter, et j’ai mis beaucoup trop de temps à écrire cet article, et en plus je ne le publie pas forcément au bon moment, car vous comme moi savons qu’en juillet et août, on est plus souvent à l’extérieur avec un bon livre, ou à jouer à Pokemon GO, qu’à l’intérieur en train de lire les blogs qu’on suit. Alors quoi de mieux pour officialiser la rentrée qu’un article sur l’une des meilleures écoles du monde ? Enfin sur les studios de la meilleure saga du monde ? Let’s go !

Tout d’abord, en ce qui me concerne, j’ai visité les studios en voyage organisé, tout était payé, tout était réglé au millimètre près, et si c’est un peu chiant quand on des touristes vagabonds, je dois avouer que pour tout ce qui est déplacement de Londres à Leavesden (c’est à dire à 30km de Londres), sans compter l’achat des billets, c’est plutôt pratique et rassurant. Et je pense que si c’était à refaire, je le referais, même si tout le groupe attend dans le bus et te harcèle de messages alors que tu n’as pas fini ta visite (salauds).

Et la visite parlons-en. Si j’avais adoré l’exposition Harry Potter à la cité du cinéma (dont on retrouve quelques éléments aux Studios, et c’est bien normal), là j’ai juste … rêvé ! Pendant trois heures ! Trois heures de pur rêve de fan éveillée. Et ça pourrait être long trois heures pour une exposition, sachant que très souvent je m’emmerde au bout de dix minutes. Mais là non, au contraire c’est passé à une vitesse plus que folle. Ludiques et aérés, les studios sont pensés pour qu’on puisse circuler sans se presser et sans se bousculer, ce qui participe aisément aux bons souvenirs que laisse cette visite.

J’ai plus de cent photos à caser dans cet article, donc je ne vais pas essayer de commenter tout ça, mais aucune de la grande salle, dans laquelle on débute, non sans une certaine émotion, la visite des studios. Mais ce n’est pas grave, je ne voudrais pas vous spoiler votre prochaine visite. Je suis toujours super émue de voir les costumes en vrai, d’avoir un aperçu des corps des acteurs, de constater qu’ils sont petits, ou très maigres ou inversement. C’est fascinant de voir à quel point tout est manipulé au cinéma. Et ça fait certainement partie de cette jolie magie qu’on aime tant. Et en parlant de magie, être à l’intérieur du bureau de ce con de Dumbledore est peut-être l’un des plus chouettes moments de ma vie (rien que ça), voir la pensine, Fumseck, le détail des robes de Dumbledore, la collection d’objets bizarres qui me faisait baver d’envie. Rien que de vous l’écrire ici j’ai qu’une hâte, c’est d’y retourner à nouveau (peut-être en 2020 quelque chose, après la sortie du dernier volume des Animaux fantastiques, vu qu’ils prévoient d’ouvrir de nouveaux studios à côté). Continue reading « Warner Bros. Studio Tour London – The Making of Harry Potter »

Disney Graphics de Marc Aumont et Bunka

Diantre, enfer, damnation, rage et désespoir. J’ai un peu oublié cet espace ces dernières semaines et croyez moi, j’en suis désolé. Promis je vais écrire un peu en Juillet (laisser tomber août vu qu’on est tous pas sur Internet) et reprendre en septembre, la tête reposée et avec plein d’idées et de nouveaux concepts qui, je l’espère, vous plairont !

Aujourd’hui (et avant le, ou les, gros articles sur les studios Harry Potter, promis !), je vous parle d’un joli ouvrage : Disney Graphics, de Marc Aumont. Autant vous le dire tout de go, ça va être terriblement difficile de vous présenter cet ouvrage mais de façon claire et concrète, Disney Graphics est un petit ouvrage tout mignon, dans lequel nous retrouvons sous forme de … graphiques, les grandes figures des Studios Disney. De Blanche Neige à Moana, en passant par Hannah Montana (oui oui), tout ce petit monde, ou presque (quel regret de ne pas voir dans ces graphiques, Lizzie McGuire tiens !), se côtoie dans le livre de Marc Aumont.

Mais dans quel but me direz-vous ? Et bien c’est tout simple, dans celui de retrouver d’un simple coup d’oeil, infographies, pourcentages et statistiques tout l’univers Disney, du nombre d’animaux aux héros orphelins, des princesses, aux améliorations techniques. Mais aussi au merchandising et la firme Disney en général. Tout est clair, et synthétique, parfaitement résumé en quelques lignes, avec une once d’humour, le tout accompagné de jolies illustrations minimalistes signées Bunka.

Ce livre pour ma part, a été lu rapidement (en moins de trente minutes) et ne m’as pas appris grand chose (et c’est bien normal, je suis habituée aux thèses sur Disney, #passionmémoire #passionrecherches), mais je pense que c’est le cadeau parfait pour un plus jeune fan car cet ouvrage est vraiment ludique et intuitif. Mais aussi aux plus vieux qui veulent réviser rapidement avant une partie de Quizz Disney (d’ailleurs l’auteur du livre, Marc Aumont, en a écrit un pour Hachette). Cerise sur le gâteau, ce livre est hyper abordable (à peine 15 euros) comparés aux Art-Of et divers thèses (Qui me ruinent parce que je n’arrive pas à lire sur l’ordinateur), en plus d’être plutôt mignon, regardez comme il est beau dans ma nouvelle bibliothèque (ça change des Billy qui s’écroulent hein ?) !

Si vous le lisez n’hésitez pas à venir me dire ce que vous en vous en avez pensé ! Et à très vite, c’est promis !

Carnets de voyage : Encore un weekend à Londres #2

Dimanche 30 Avril

« 8H30. On dépose nos valises dans le bus, après avoir piqué une dizaine de portions de Marmite au petit déjeuner de l’hôtel (que j’aime ces anglais !) et direction Chelsea et le cimetière de Bromton. Nous n’avons pas eu de chance, le métro faisant la correspondance n’a jamais démarré et nous avons perdu un temps fou qui a gâché le reste du programme de cette trop courte journée. Après quelques kilomètres de marche nous voici arrivés dans ce magnifique cimetière du IXXe siècle où règne une romantique anarchie entre les pierres tombales au milieu desquelles se promènent tranquillement des écureuils peu farouches. Ici, les gens font leur jogging dans les allées du cimetière et je les envie un peu. Chelsea est un très joli quartier dans lequel il est agréable de se promener et dont j’aimerai refaire le tour un jour prochain. King’s road dont on nous vantait les mérites dans les guides de voyages ne vaut cependant pas la peine de s’y attarder, surtout un dimanche. Nous nous sommes cependant arrêtés pour faire le plein de condiments anglais, comme d’habitude. »

« Puis nous avons retrouvé Rémi à Oxford Circus là où nous avons trouvé un superbe vinyle en édition limitée de « L’empire contre attaque ». Nous ne sommes pas déçus de notre achat. Rémi nous a emmenés dans un joli salon de thé, le temps d’un brownie au caramel et c’était déjà l’heure du retour, qui ne s’est pas fait sans encombre, car nous avons découvert avec stupeur que le métro londonien aime aussi faire le pont. Heureusement, nous sommes arrivés à temps. Au Starbuck du duty-free de Folkestone, j’ai eu le grand plaisir de découvrir un sandwich fromage et … Marmite. Je vais me répéter, mais j’aime ces anglais. Une grosse sieste, « Space Jam » sur Netflix et nous voilà de retour chez nous. Ce weekend aura été beaucoup trop court … »