Nothing Gold can stay

RETROSPECTIVE TULSA OKLAHOMA CINEMA :

On aurait dû sentir venir cette rétrospective en lisant le Tumblr du directeur artistique du Festival International du film d’Amiens (le #FIFAM pour les intimes)(ou son twitter d’ailleurs, je ne sais plus en fait), d’ailleurs, on est prêt à lancer les paris pour l’année prochaine. Grâce à cette rétrospective, j’ai appris que la ville de Tulsa était jumelée à celle d’Amiens. Ça te fait une belle jambe, à moi aussi.

tumblr_inline_mw8cgt0wl81ra3qjx

(j’ai toujours rêvé de placer ce gif)

Plus sérieusement et en toute franchise, je n’étais pas intéressée par cette rétrospective, mais, curieusement, je l’ai suivie avec une certaine assiduité, en m’emballant un peu plus à chaque projection. Grande passionnée d’Autant en emporte le vent, j’ai été très émue par les adolescents outsiders de Coppola, dans la version director’s cut The Outsiders : The complet novel. Regrettant même un peu que ma cinéphilie d’adolescente se soit construite avec Antoine Doinel et non pas avec ces garçons perdus, dans une ville qui n’est pas aussi merveilleuse que Neverland, lisant la prose raciste et romantique de la sudiste Margaret Mitchell et comprenant la signification des vers de Robert Frost. Leurs sombres silhouettes se détachant du ciel rouge de l’Oklahoma, comme le fut, jadis, celle de Scarlett. Sans grande surprise, ce film fait partie de la liste des 40 films à voir avant d’avoir 14 ans, je n’ai qu’une hâte, celle que mon filleul (d’un mois pour le moment, j’ai le temps) grandisse, que tata Angie puisse participer à ses premiers émois de cinéphile.

tumblr_mmed4jUu481rmihxqo1_500tumblr_lwry1sfQ5x1qhqg0d
La rétrospective Tulsa c’était aussi l’occasion de revoir Diamants sur canapé, le fantôme révoltant et virevoltant d’Audrey Hepburn en 4K. Des adolescents junkies qui décrochent (The Drugstore Cowboys) et des voleurs en fuites qui s’accrochent (Guet-apens). C’est l’occasion de revoir Patrick Dewaere et son imperméable beige rencontrant une Marie Trintignant silencieuse et amoureuse dans Série Noire. C’est également l’occasion de voir John Ford réutiliser par trois fois les mêmes comédiens, pour les mêmes types de rôles, dans des comédies anecdotiques, mais néanmoins divertissantes (Doctor Bull, Judge Priest et Steamboat round the bend). C’est aussi les yeux bleus de Pearl qui meurt de passion dans Duel au Soleil. Entre autres évidemment.

tumblr_mspr3ldo4S1sdxk77o1_400 tumblr_ljrl4z3jct1qanqlto1_500
Finalement,  c’est, encore une fois, une bonne excuse pour crier « JE T’AIME » au cinéma, et c’est tout.

tumblr_mrnfagaL3V1szc74go1_400

Un commentaire sur “Nothing Gold can stay

Laisser un commentaire