2016 cinéma ! #4

Hello, hello ! Personnellement le bilan cinéma de la première moitié de Mars est plutôt mitigé. J’ai vu, mais j’ai peu aimé. Gageons qu’on va se rattraper cette semaine parce que dès samedi je m’envole et enchaine stages, répétitions et une avancée certaine dans mon mémoire. Je n’ai également pas oublié de travailler sur cette rétrospective Jean-Pierre Léaud, je lis pas mal de livres en ce moment pour comprendre comment analyser le jeu d’acteur (c’est pas le tout d’en être une, encore faut-il comprendre le fonctionnement), j’espère pouvoir m’y attaquer !

antoine-doinel

Pipou <3mars cinéma

Bon, c’est plus clair comme ça non ? Les petits numéros c’est pour me forcer à écrire au moins une phrase sur les films. Sinon c’est trop facile, n’est ce pas ?

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1. Ex Machina de Alex Garland : J’étais persuadé l’avoir déjà vu en début d’année, mais je pense que je l’ai vu fin Décembre du coup. Donc premier visionnage officiel de l’année. Ce film est d’une rare perfection, le jeu des acteurs est parfait, les décors sont sublimes. Le thème de l’intelligence artificielle est abordé de façon nouvelle, la musique est impeccable. Bref, en le revoyant je me suis dit que finalement c’était bien ce film qui serait dans mon top 1 de 2015 et non pas Star Wars ou Vice-versa. J’ai déjà envie de le revoir. C’est grave docteur ?

2. La Mouche de David Cronenberg : Allez savoir pourquoi j’avais envie de revoir ce film. Comme je suis une fille maligne, je regarde des films au lit (je sais c’est pas bien) et ça m’endort en 15 minutes … J’ai du m’y reprendre à 4 fois pour le voir en entier, ce n’est pas la manière la plus optimale de voir des films, mais bon. J’avais quasiment tout oublié et c’est chouette de redécouvrir un classique, surtout quand c’est un aussi bon classique. (Tous les classiques ne sont pas bons)

3. The Finest Hours de Craig Gillespie: Bilan très mitigé en sortant de ce film.On avait envie de le voir avec mon petit frère parce qu’il était question de bateau et d’océan déchainé (et c’est tellement notre délire à tout les deux). Bon, ça aurait fait un très très bon téléfilm Disney, le genre qui passe tous les jours en période de Noël. Au cinéma ça fait tache. Tout est trop propre, personne ne saigne, Chris Pine rentre chez lui après avoir affronté les éléments, la petite mèche bien propre, la moindre vague est contrôlée. Au cinéma, ça ne fonctionne pas. Il n’y a pas d’image marquante, celle qui nous vient tout de suite en tête quand on pense à un film. Par contre ça m’a donné envie de revoir En pleine tempête (Wolfgang Petersen, 2000) que j’ai vu quand j’étais toute petite, je ne m’en souviens plus trop, mais qui il m’a suffisamment marqué pour que j’y pense tout au long du film.

4. Saint-Amour de Benoît Delépine et Gustave Kervern : Il m’est difficile en réalité d’en parler. Le public du multiplex dans lequel nous sommes allés était loin du public des cinémas d’arts et essais auquel les films de Benoît Delépine et Gustave Kervern sont habitué. Loin de moi de faire des généralités, mais en tout cas, c’était bien loin du public qu’on connait pour ces deux-là. Le film était beau, très poétique, mais gâché par la grossophobie ambiante et les rires moqueurs des physiques et des âges des acteurs. C’est nul, c’est tout.

5. Eperdument de Pierre Godeau : Bon là c’est le film qui est nul. Certes je n’irai pas dormir dans la baignoire pour Guillaume Gallienne, même s’il joue comme un pied. Quoiqu’après les bêtises qu’il a débitées ces derniers jours j’irai peut-être dans la baignoire. Adèle exarchopoulos est utilisée pour manger salement, pleurer à grosse morve et faire des scènes d’amour. C’est dommage, je pense qu’elle a un potentiel intéressant, mais La vie d’Adèle (Abdellatif Kechiche, 2013) lui colle trop à la peau.

6. What Richard did de Lenny Abrahamson : J’ai beaucoup aimé Frank (2014) du même réalisateur et avant d’aller voir Room (voir plus bas) j’ai eu l’envie de découvrir ce long-métrage, considéré comme un chef-d’oeuvre du cinéma irlandais et je ne fus pas déçue du voyage. La justesse des comédiens et la tension dramatique de l’histoire sont incroyables. Le film mérite amplement sa réputation.

7. Sisters de Jason Moore : En fait c’était un dimanche matin ou Joris lézardait au lit et/ou je ne savais que faire (j’aurai pu bosser mon mémoire par exemple), du coup j’ai regardé ce film. Bah c’était nul et pas drôle.

8. Merci Patron de François Ruffin : Doit-on encore parler de cette pépite ? Si vous ne l’avez pas vu, courez-y ! Je ne vous cache pas que j’y allais un peu à reculons, certainement parce que je n’avais pas envie d’avoir sous les yeux la misère sociale de ma région, et j’ai curieusement passé un bon moment. La virtuosité avec laquelle Ruffin met un coup de pied au cul de Bernard Arnault, le patron de LVMH est incroyable (j’aime bien le mot incroyable aujourd’hui). Le Robin des bois de 2016 !

9. Juliette de Pierre Godeau : curieuse de voir le premier film du réalisateur de Eperdument, j’ai (é)perdu(ment) 1H30. Je crois qu’il ne connait rien aux femmes et encore moins à la jeunesse. Du moins celle qui n’est pas dorée dans les quartiers chics parisiens.

10. La Vache ! de Mohamed Hamidi : Joris voulait absolument y aller et je trainais des pieds. Il a adoré moi j’ai un avis neutre. Je crois que c’est parce que je supporte plus Jamel Debbouze, qui fait du Jamel Debbouze. Et j’avais trop d’empathie pour cette vache qui marche durant des kilomètres et des kilomètres.

11. Fatima de Phillipe Faucon : Je ne voudrais pas ajouter de l’eau dans le vin de Guillaume Gallienne, moi j’ai vu le film j’ai le droit d’en parler. Bah ce n’était pas terrible. À la rigueur regardez Louise Wimmer (Cyril Mennegun, 2013) c’est un peu moins condescendant.

12. La chamade d’Alain Cavalier : Un peu tiré au sort, ce film m’a attiré parce qu’il y a Catherine Deneuve dedans. Je n’ai ni aimé ni pas aimé. C’est juste qu’à un moment donné les histoires d’amour volage ça me soule un peu. Après j’étais fatiguée, peut être que je l’apprécierai autrement une autre fois.

13. Brooklyn de John Crowley et Paul Tsan : Bon, je dois vous l’avouer je voulais absolument voir ce film pour lepetitrouxquonvoitpartoutaunomimprononcable bon bah il a en tout et pour tout 10 minutes de prestations dans le film. C’est nul. Puis le film est aussi classique que Carol (Todd Haynes, 2016). C’est beau, mais c’est un peu chiant.

14. Room de  Lenny Abrahamson : J’ai pleuré pendant 2H, non-stop. La prestation de Jacob Trembay est incroyable contrairement à celle de Brie Larson, qui fait le juste boulot on ne peut pas dire le contraire. Je pense que sa récompense aux Oscar est due à un amalgame entre son jeu à elle et à lui, mais je ne râle pas. On était tous concentrés sur Dicaprio cette nuit-là, n’est-ce pas ? Je vous encourage franchement à aller le voir !

15. Belgica de Felix Van Groeningen : J’ai adoré ces deux précédents films, notamment Alabama Monroe (2013) dont j’ai l’affiche dans ma chambre et la BO en boucle sur mon téléphone. J’attendais avec une terrible impatience Belgica et j’en suis très déçue. Peut-être que le thème ne me parle pas, parce que je ne fréquente pas les bars et que je ne bois pas d’alcool. Que je suis terriblement casanière et pas du tout fêtarde. Je ne me suis attachée à aucun personnage et du coup pas d’empathie pas d’émotions. Et ce n’est pas le but des films, n’est ce pas ?

16. Des nouvelles de la planète Mars de Dominik Moll : Dans mes souvenirs la bande-annonce du film nous le vendait comme une espèce de film de science-fiction bizarre. Bah ni science ni fiction. Le film est regardable, mais oubliable. Il y a une espèce de faux rythme chelou, mais si vous ne savez pas quoi faire, je ne vous décourage pas à aller le voir. Mais allez voir Room plutôt.

17. The Assassin de Hou Hsiao-Hsien : Je n’aime pas trop les films de Chinois qui se battent, mais j’avais envie de voir The Assassin parce que ça avait l’air d’être beau. Bon je ne vais pas vous mentir j’ai décroché au bout d’une demie heure. J’ai arrêté de lire les sous-titres et j’ai juste regardé. C’était beau.

Voilà j’ai terminé. À dans deux semaines ! ex-machina-dance-gif

Non, j’ai pas terminé. Je profite de cet article cinéma pour vous parler de La box fait son cinéma (le lien est affilié). Une boxe culturelle (et vous savez que j’aime ça) sur le cinéma. Tout les mois on reçoit un film en Bluray ou DVD accompagné de plusieurs Goodies autour de ce dernier. La première box sera livrée dans 1 mois et j’ai tellement hâte !

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