Journal d’un festival #8

Et voilà, il est enfin là le dernier article de la semaine. J’ai beaucoup aimé faire cet exercice d’ailleurs, il faudra que je me trouve de jolies excuses pour en faire d’autres comme ça ! Écrire tous les jours ici c’est pas la même chose que dans un carnet (que je ne tiens plus d’ailleurs, elles sont passées où les résolutions d’anniversaire ?), mais bon, d’ici à que j’ai mis à jour mes articles En 2016 au cinéma (dont un spécial FIFAM eh oui !) et les Kairos, j’aurai trouvé mon excuse !

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Jour 8 : Samedi 19 Novembre.

11H, l’heure de Louis Malle comme à chaque fois, avec Vie privée, 1962 en compagnie de Joris et de Brigitte Bardot aussi. Du coup j’ai de nouveau envie d’être blonde, d’abuser sur le eye-liner et de mettre des faux-cils. C’est peut-être le film de Louis Malle que j’ai le moins aimé, même s’il était quand même plutôt correctement bon. Boutique Potemkine ouverte encore pendant 5 minutes j’achète le DVD Pygmalion édité par le festival qui est arrivé … aujourd’hui, et j’en profite pour prendre le vinyle de Rob Autour de planétarium parce que bon, les vinyles vous savez, c’est un peu mon point faible avec les livres (oui je me suis commandé Blade Runner : Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? du coup, je n’ai pas encore craqué sur ceux de Nelly Arcan / Isabelle Fortier, parce que c’est Noël bientôt). Pas le temps d’aller à la séance au St leu pour voir Clitopraxis de Emmanuel Laborie que je voulais absolument voir du coup j’ai le temps de manger pour ensuite aller admirer le beau Jean-Pierre Léaud dans Les deux Anglaises et le continent de François Truffaut. Ce n’est pas mon film préféré de Truffaut, mais tout de même, c’est autre chose de le voir dans un cinéma que chez soi, d’ailleurs ça m’a tout de même donné envie de lire le livre alors que quand j’ai vu ce film il y a deux mois (en plusieurs fois) je n’en avais pas eu l’envie. Les amours contrariés sont de jolies histoires. Je déplore juste l’absence de Rob le compositeur qui avait choisi ce film pour parler de la musique, peut être en avait-il parlé lors de sa master class ?
Prévoyant, Joris me rejoint et m’encourage à ne pas aller à la séance suivante qui projetait Hedi de Mohamed Ben Attia, 2016, pour qu’on aille en avance à celle de Akira de Katsuhiro Ōtomo, 1988, qui était projeté dans le petit cinéma Orson Welles. Une heure avant c’était déjà complet, mais heureusement le festival s’est arrangé et nous avons pu le voir au Grand Théâtre ou j’avais trop froid (c’est important de le dire). Donc on aurait pu voir Hedi. Même en ayant grandie avec le Club Dorothée, je n’ai jamais accroché au style Manga, surtout pas de ce genre. Je n’ai pas trop suivi le dessin animé Akira et son futur post-apocalyptique et je n’ai pas tout compris non plus du coup.  Mais au moins je l’ai vu, je sais de quoi ça parle et ma culture générale m’en remercie.

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Voilà, c’est la fin. Une semaine c’est toujours trop court, toujours trop intense. J’aime les rencontres du festival, ces gens qu’on ne voit qu’une fois par an et à qui on parle comme si on s’était vu la semaine dernière, j’aime voir les copains et parler cinéma même si on ne va pas au séances ensemble. Si c’est ma semaine préférée de l’année c’est parce que je découvre encore et toujours, parce que je parle avec des gens que je ne vois qu’une fois l’an (même si je fais toujours ma timide avec d’autres), parce que je bois trop de café aussi.

En vérité ça fait littéralement deux heures que j’essaie de terminer cet article, je n’y arrive pas. J’ai peur de conclure sur une note négative en exprimant ma peur de l’arrêt de ce festival (je dois aller écouter Xavier Bertrand parler des budgets de la culture lundi matin, je sens que je vais me marrer), de l’arrêt de sa programmation jeune et dynamique. Du coup je vais conclure comme ça.

grqrl

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