Journal de festival #4

What a long day encore alors qu’en fait ce n’est pas si long, mais mes temps de cerveau disponibles tendent à disparaitre à force d’être éparpillée partout. N’empêche que trois films et trois heures de théâtre et un vélo réparé (sous fond de drague pénible qui termine en menace de mort parce que j’attire les connards de mecs à qui il faudrait couper le pénis et fissa)(Pas toi Joris, toi t’es pipou, même si tu ne fais jamais la vaisselle). Here we go !

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Jour 4 : Mardi 15 Novembre.

11H, l’heure de Louis Malle et de Jean-Paul Belmondo avec Le voleur, sous-titré en anglais sinon rien, au Gaumont. Comme je vous l’ai dit, je connais très peu Louis Malle et je compte bien rattraper tout ça, surtout que du peu que j’en ai vu, j’aime beaucoup. Donc j’ai beaucoup aimé Le voleur et pourtant je suis loin d’être une grande fan de Belmondo, mais force est de constater qu’il est plutôt bien dans ce film, peut-être même un peu sympathique à regarder malgré sa moustache. C’est toujours ça de pris. On enfourche le vélo pour éviter d’arriver plus en retard qu’on ne l’est au cours de 13H, je suis arrivée à 13H20 en manquant de me faire très mal parce que mon tas de ferrailles sans vitesses, ne freine plus. On s’est bien dépensé avec les copains, toujours l’estomac vide. Malheureusement je terminais trop tard les cours pour pouvoir aller voir une séance de suite, ce qui fait que j’ai eu le temps d’avoir des freins tout neufs, et une menace de mort (je m’en remettrai jamais). Tout ça pour vous dire qu’en fait, je suis hyper frustrée de ne pas faire le Festival à fond, car je dois être partout, tout le temps, disponible et que du coup je n’ai même plus le temps de penser au film que je viens de voir. Pire encore, comme j’y vais la plupart du temps seule, je n’ai personne avec qui en discuter après, pour voir les échos que ça provoque, ce que l’autre à compris et tout et tout.

Et mes prières ont été entendues puisque j’ai enchainé les deux films suivants avec un copain (qui, fou comme il est a enchainé chez lui à minuit avec un autre film, je sais, je l’ai vu sur Snapchat !), au cinéma Orson Welles, histoire de plus trop bouger :  Le roi de coeur de Philippe de Broca, 1966, réalisateur dont je ne connais que L’Homme de rio, 1964. Film méconnu et passé à la trappe, probablement parce qu’il est sorti la même année que La grande vadrouille (et là, je lâche le morceau, je crois que je n’ai pas vu ce film non plus, enfin certainement que si, mais j’ai oublié). En ce qui concerne Le roi de coeur, j’ai eu du mal, ce n’est pas mon type de film tout simplement, je passe un peu à côté en général des films d’humour français des années 70. J’ai tout de même été un peu touché par cette bande de fous qui s’échappent de l’Asile, mais refusent de sortir du village, car ils ne veulent pas entendre parler de la guerre (le film se situe durant l’occupation) et rentre de suite chez eux dès que les militaires se battent, car ils ne trouvent pas ça drôle. C’était touchant, mais c’était tout.

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S’en vient ensuite et pour terminer la journée qui fut longue comme toutes mes journées, mais je ne vous apprends plus rien et je vais arrêter de le dire, Hara-Kiri, Masaki Kobayashi, 1962. Malgré la fatigue j’ai beaucoup aimé revoir ce film sur grand écran, faut dire que ça à quand même plus de gueule que sur la télévision sur laquelle je l’ai vu il y a fort longtemps. Même si de base ce film à de la gueule d’ailleurs, une mise en scène incroyablement bien léchée, de superbes plans, même la photographie est superbe. Puis ce long-métrage est tragiquement drôle, la manière dont l’ancien samouraï met en lumière l’hypocrisie du clan, c’est fantastiquement délicieux. Si vous ne l’avez pas vu je ne sais pas ce que vous attendez de plus, promis y’a même des batailles de samouraïs dedans !

La journée s’achève et il est temps d’aller dormir. Sur ce, je m’éloigne à pas de loup, comme les souris.

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