Journal d’un festival #7

Je ne veux pas du tout. D’accord je suis sur les rotules, mais sérieusement je n’ai pas vu cette semaine passer et je refuse qu’elle se termine. Surtout que quand je vois mon emploi du temps de la semaine prochaine je dormirai pas forcément plus alors perdu pour perdu !

Jour 7 : Vendredi 18 Novembre.

11H l’heure de Louis Malle au Gaumont, jolie petite habitude, avec un polar cette fois-ci Ascenseur pour l’échafaud, 1958. Ce qui est fascinant avec ce réalisateur c’est que tous les films que j’ai vus, chacun s’inscrit dans une démarche et un style différent. Du coup j’ai vraiment envie de regarder l’intégralité de son oeuvre, mais elle n’est pas sortie en intégrale, enfin elle est peut être sortie intégralement, mais moi j’aime bien les coffrets ou j’ai plus besoin de checker Wikipedia et la liste des DVD que j’ai et qu’il me manque. Pour Ascenseur pour l’échafaud, rien à dire de négatif sur le film si ce n’est sa morale finale où (Spoiler alert) le Jury sera moins tendre avec Jeanne Moreau qui est l’amante et la complice de celui qui a tué son mari, alors qu’elle ne la pas tué. Mais c’est une femme que voulez-vous …

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14H, on pensait naïvement pouvoir avoir une place pour la master class du compositeur Rob et c’était complet, frustration intense et angoisse de l’annoncer à Joris qui me maltraite et qui ne va plus jamais vouloir me parler si je lui annonce que je n’ai pas d’audio pour une retranscription pour Fais pas genre (si quelqu’un passe ici et l’a, merci de m’envoyer un mail fissa !), du coup on s’est rabattu sur un documentaire en compétition La terre abandonnée de Gilles Laurent, 2016, sur les derniers habitants de Fukushima. Je n’ai pas été touchée par ce documentaire, je ne savais pas vraiment ce que voulait raconter le réalisateur, ce qu’il voulait montrer. J’ai de suite enchainé avec Under the skinJonathan Glazer, 2014, que j’aime d’un amour ardent et dont je vous parle plus que très vite sur Fais pas genre !
Pause café et pâtisseries, la semaine prochaine c’est salade et thé, mon estomac n’est pas content du tout, avant la cérémonie de remise des prix et le discours d’au revoir du directeur artistique du Festival depuis quelques années, Fabien Gaffez, dont j’aime vraiment beaucoup beaucoup beaucoup le travail de critique et au Festival. Je ne vous cache pas qu’avec Joris on a un peu peur de la programmation de l’année prochaine, car on avait fini par être habitués à ces années « Faispasgenrable ». Longue cérémonie dépassant l’horaire prévu, le cinéma Orson Welles ne nous a pas attendus et a projeté Brainstorm, Douglas Trumbull, 1983, sans nous. J’aime beaucoup ce film et j’avais tellement envie de le voir au cinéma que c’est encore plus frustrée et pas contente que je me suis dirigé avec les copains vers le Petit Théâtre pour voir le film gagnant The Road to Mandalay, Midi Z, 2016, qui n’est pas ouf. Intéressant sur le plan historique et politique sur la Birmanie et la Thalaïande, je ne sais pas trop où le réalisateur m’emmène et s’il aime ses personnages ou s’il ne sait pas quoi en faire.

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Le clap de fin c’est demain, ou aujourd’hui vu l’heure à laquelle j’écris ces lignes, et si je me débrouille bien je vogue en solo pour voir 5 films et exploser mon record de 21 films vus de l’année dernière, j’en suis déjà à 22 ce qui est pas super fou, mais qui n’est quand même pas mal vu l’emploi du temps que j’ai. Je ne vous cache pas que je vais probablement bouder pendant une semaine et que d’attendre l’année prochaine avec le doute de la reprise du festival, merci la fusion des régions.

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