Journal de festival #2

Jour 2 : Dimanche 13 Novembre. 

Dimanche, j’ai du mal à croire que nous sommes dimanche. Avec le jour férié, j’ai l’impression qu’hier était dimanche. Aujourd’hui la journée commence tardivement, moi personnellement-je trouve que c’est tard 11H, mais vous l’avez compris, c’est que mon avis. Donc à 11H le RDV est pris au cinéma Orson Welles à la Maison de la Culture pour voir Les femmes de la nuit de Kenji Mizoguchi. Je ne sais vraiment pas si j’ai aimé ou non ce film toujours est-il que ce n’est pas le premier ni le dernier film avec des prostitués dans les rôles principaux. Je suis bien contente de l’avoir vu parce que ce n’est clairement pas un film vers lequel je me serai dirigé en temps normal, je l’ai déjà dit, les rétrospectives, ça m’oblige à voir autre chose que des épisodes de X-Files ou Autant en emporte le vent.

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L’après-midi on renouvelle l’expérience de la veille, c’est à dire, camper dans la même salle. Et c’est au Ciné St Leu que le choix de Joris (c’est lui qui décide je vous l’ai déjà dit, car la semaine je vois ce que je veux !), s’est porté, en commençant par un film avec des prostitués dedans (le troisième en deux jours, je me suis quand même demandé si je n’avais pas loupé une information sur la thématique du festival cette année), Le ciel flamand de Peter Monsaert, dont j’avais vu et adoré le précédent film Offline, 2013, présenté également au Festival en 2013 si je ne m’abuse. Je vous recommande très chaudement ces deux films qui abordent assez bien la thématique du devenir père, même si le film roi de cette thématique reste et restera toujours Pusher 2 de Nicolas Winding Refn (2004). Nous avons ensuite enchainé avec un ciné-concert The Battle of the Somme que je n’ai pas du tout trouvé intéressante, et pourtant j’ai travaillé avec des musiciens sur la Bataille de la Somme donc j’aurai du aimer. Les images d’archives étaient intéressantes, mais la plus-value des musiciens en direct, très franchement, était inutile. Puis pour continuer la rétrospective sur le Japon après le nuage ce magnifique dessin animé, que j’avais vu il y a fort longtemps sur Arte, Le tombeau des lucioles de Isao Takahata que vous connaissez tous, je pense. En tout cas ce n’est pas lui que je montrerai en priorité à mes enfants plus tard, là aussi c’est Joris qui s’en chargera, moi je montrerai La Belle et la Bête, en boucle.

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Pour finir le plutôt correct et divertissant Retour de Godzilla de Koji Hashimoto, 1984 qui m’a inévitablement rappelé le nul, très nul, Jurassic World de Colin Trevorrow, 2015 avec la magnifiquement ridicule scène de bataille entre dinosaures. Le jeu amusant du film étant d’imaginer les acteurs sous les costumes des deux monstres qui détruisent les maquettes à coup de queue ! Maintenant que vous avez cette vision, vous ne pourrez plus jamais regarder Trotro fait son cirque de la même manière !

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