#Girlboss de Sophia Amoruso

Depuis maintenant trois ans, je me suis réinscrite sur Goodreads dans l’optique de renouer avec la littérature et de retrouver un rythme soutenu de lecture afin de renouer avec la petite fille que j’étais. Pari plutôt réussi même si je suis beaucoup moins snob qu’autrefois (ouai la gamine connasse de 11 ans qui avait lu Notre Dame de Paris c’était moi). Cette année Emma Watson a lancé un groupe de lecture intitulé Our Shared Shelf sur la plateforme. Des livres de femmes pour les femmes. Des livres d’auto-entreteneuses ou d’aventurières, bref une plateforme féministe qui se veut avant tout égalitaire, le maître mot de #HeforShe ! Avec le temps je me suis rendu compte que je ne lisais quasiment que des auteurs masculins, du coup cette année (même si je ne fais jamais attention au nom de l’auteur en fait) j’essaie également de lire des autrices. C’est donc sur cette Goodreads et groupe Our Shared Shelf, que j’ai connu #GirlBoss de Sophia Amorusu, la créatrice du site de vente en ligne Nasty GalIMG_1414

Sophia Amouruso revient de loin. Pas adaptée au système scolaire (comme tout le monde en fait) elle arrête les études et cumule des jobs plus pour avoir une assurance maladie (la joie du système américain) que pour payer son loyer. Elle fouille dans les poubelles pour manger des bagels et refuse le capitalisme. Et pourtant, à partir d’une simple boutique Ebay, Sophia Amouruso deviendra l’une des reines du capitalisme à rouler en Porshe en talons Yves Saint-Laurent.

Je vous avouerai que je n’ai particulièrement aimé la lecture de ce bouquin. J’ai beaucoup lu l’année dernière, des livres de « Bien être et vie pratique » du genre What the Most Successful People Do Before Breakfast ou encore The Happiness Project parce que j’ai toujours besoin d’un petit coup de pied au cul pour me remotiver. Le problème de Sophia Amouruso c’est que j’ai un peu l’impression qu’elle est hyper condescendante et ça m’agace. Bien sur que la chance se crée et se provoque et qu’il faut se bouger pour obtenir ce que l’on veut. Bien sûr qu’une lettre de motivation ne doit comporter aucune faute d’orthographe et oui, merci, je sais qu’il faut mettre 10% de nos revenus de côté, arrête de me prendre de haut Sophia ça m’énerve ! Un côté requin des finances qui me déplait beaucoup.

Mais si on omet (les oeufs de cailles)(pardon) ce côté très self-made typiquement américain, ce livre est en soi assez motivant. Oui je suis une fille, mais je peux y arriver, mieux encore, je peux y arriver sans les garçons ! Oui je suis une fille et je peux monter ma propre entreprise ! Je suis une #Girlboss, le #Girlboss c’est le concept de la fille qui travaille et qui ne lâche rien et dans mon métier, en fait dans la vie, toutes les filles sont des #Girlboss ! Il suffit juste de ne pas l’oublier et ne pas se laisser faire. Le style est proche de l’oral, très facile à lire nous ne sommes pas noyés dans des chiffres et des appellations auxquelles on ne comprend rien (parce que l’autrice n’y comprend rien non plus). Cette dernière, derrière sa hargne, ne cache rien et fait preuve d’une grande honnêteté ce qui est plutôt rare chez les personnes qui « réussissent » et qui cherche à cacher leur honteux passé. Bref, je suis plutôt mitigé après ma lecture je suis de nature bosseuse, mais pas aussi hargneuse, tout dépend des caractères !

Et pour vous faire votre propre opinion allez sur l’article qui suit, y’a une surprise !

6 commentaires sur “#Girlboss de Sophia Amoruso

  1. J’avais lu le bouquin y’a deux ans il me smeble, et oh mon dieu super condescendante. J’ai pas du tout aimé son ton/ « her voice »… Mais c’était quand même inspirant!

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