Exposition Jean Cocteau et le cinématographe à la Cinémathèque

Souvenez-vous, lors de l’exposition Demy je m’étais juré de ne pas aller à l’exposition Cocteau à la dernière minute. J’ai réussi mon pari et je suis allé au vernissage avec des ailes à la place des bras.
L’exposition est petite, sachez-le, amoureux de Jean Cocteau vous risquez de ne pas en avoir pour votre compte, mais soit. Voilà ce qu’il en est : Cette exposition se découpe en plusieurs parties, parties que nous pouvons retrouver avec l’exact même découpage du livre Du cinématographe. Pour ma part je le lisais pile, pour la première fois, le matin même de l’exposition. Après avoir compris mon sentiment de « déjà-vu » j’ai énormément apprécié la mise en image des mots du poète. Donc si vous voulez approfondir votre réflexion sur la relation du poète au cinématographe, je vous encourage à lire Du Cinématographe.

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Je veux une reproduction de cette aquarelle.

La Belle et la Bête : 
Nous entrons dans l’univers cinématographique de Cocteau directement avec son film le plus connu du grand public. Un costume, extraits projetés aux murs et la magnifique affiche, habituellement exposée au musée de la cinémathèque, qui a fait le déménagement pour être admirée aux côtés de sa petite soeur, une jolie aquarelle « test ».

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Pour une nouvelle avant-garde :
Dans cette partie, nous retrouvons Jean-Pierre Léaud (que je n’ai pas vu au vernissage, tant mieux pour lui, je suis vachement fan-girl et je l’aime même si il est trop vieux pour moi), joli symbole d’unification entre Cocteau et La nouvelle vague. Le poète étant un militant de la jeunesse et luttant contre les privilèges du piston pour la jeune cinéphilie. Il soutient également des films sous-estimés, ou des réalisateurs, comme Orson Welles ou encore le célèbre « festival du film maudit »

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Le festival de Cannes :
Cocteau fut président du festival de Cannes plusieurs fois de suite ainsi que membre du conseil d’administration, membre du jury et président d’honneur pour la dixième année du festival.

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Le Testament d’Orphée :
On termine l’exposition par le dernier film du poète, et quel film ! Le testament d’Orphée est de fait le testament cinématographique de Cocteau. Ce film est un point, magistral d’ailleurs, final à sa carrière de cinéaste.

Je n’en dis pas plus car il faut aller voir cette exposition et j’ai déjà mis pas mal de photographies tout de même. Toutefois je suis en pleine écriture de « synthèse » sur le livre Du cinématographe, pour les intéressés !

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MUSÉE ET EXPOSITION JEAN COCTEAU
Plein tarif : 5 €
Tarif réduit : 4 €
Moins de 18 ans : 2,5 €
Entrée libre Dimanche 10h – 13h

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