Carnets de voyages : Un weekend à Londres #4

La suite du Carnets de voyages : Un weekend à Londres #1 #2 #3

Dimanche 8 Janvier 2016 :
Il fut plus difficile de se lever aujourd’hui, comparé à hier. Mais il ne nous reste que quelques heures dans la capitale britannique, alors nous prenons notre courage à deux mains et partons à la conquête des spots touristiques dont nous avions été privés la dernière fois. Une demie heure de métro plus tard, nous descendons à Green Park pour faire un changement. Nous nous sommes aperçus que nous n’étions qu’à quelques minutes à pieds de Hyde Park, notre destination, et que nous perdions du temps à attendre notre métro. Autant en profiter et vagabonder un peu à pied. Après tout, si on visite une ville, c’est dommage de ne connaitre que ses lignes de métro. À l’entrée de Hyde Park, nous nous sommes rendu compte que le Pet Cemetery, que nous voulions absolument voir. Ce petit cimetière des animaux de compagnie était en fait de l’autre côté du parc. Parc de plusieurs hectares … Qu’à cela ne tienne, même pas peur ! Après tout, nous sommes en baskets !

J’ai été surprise de voir que le parc n’était pas tellement bondé pour un dimanche matin, contrairement à mon parc amiénois que j’aime tant, mais qui est aussi beaucoup plus petit.

Après une heure de marche, nous sommes arrivés de l’autre côté du parc où nous avons bien tourné en rond avant de nous rendre compte que le petit cimetière n’était pas accessible. Qu’à cela ne tienne, on retentera l’expérience la prochaine fois ! En tout cas, la prochaine fois, une session jogging sera la bienvenue !

Du coup direction Paddington, indiquée sur le plan du parc à dix minutes à pied. En réalité, pour les pauvres touristes français que nous sommes et qui se sont perdus, à une demi-heure. Tout ça pour aller à la boutique officielle du petit ours. Je rêvais d’avoir mon Paddington et j’en suis bien contente. Bon après, la qualité de la peluche est loin d’égarer celle des Disney, pour un prix similaire, mais je n’ai pas résisté !

Le quartier de Paddington n’est pas très joli, un peu « sale ». Nous ne nous y sommes pas beaucoup attardés. Direction Notting Hill et sa Portobello Road qui étaient dans la continuité du quartier de Paddington. Bon en vrai; on a pris le métro, parce qu’on était crevés et on a plus attendu le métro que si nous avions marché, mais après tout, on a une travelcard, il faut bien la rentabiliser !
Et j’ai enfin mis les pieds dans ce quartier fantasmé depuis que je suis toute petite, lorsque je me passais en boucle la k7 de « L’apprentie sorcière » et je l’ai adoré !

J’ai adoré l’étalage d’antiquaires, de vaisselles, de tasses. J’ai craqué sur le sac « The Notting Hill Shopping Bag » qui a un but caritatif. Mais toutes ces tasses, c’était mon paradis. Un vieux monsieur, un antiquaire, a essayé de me vendre une tasse du mariage d’Elizabeth et Philip (que j’aurai dû acheter) en me disant que ce dernier est venu dans sa boutique et voulait, pour le fun, acheter la tasse, mais qu’il n’avait pas assez de monnaie et qu’il fut donc gentiment envoyé au diable. À d’autres, mon vieux ! Notting Hill est un joli quartier, certes beaucoup moins bucolique que dans mes rêveries, mais tout de même, ce beau camaïeu de couleurs pastels donne terriblement envie. Et cette accumulation de tout, d’argenterie, de tissus, d’horlogerie. Sur le chemin nous sommes tombés sur une boutique de vêtement plutôt luxueux, pour homme, avec une impressionnante collection de vieilles machines à coudre Singer, sans exagérer plusieurs centaines. C’était vraiment très beau.

A midi, la faim nous tenaillant le ventre (notons que quand j’écris sur le papier, j’ai un langage hyper soutenu, alors que sur l’ordi c’est vite fait), nous nous sommes arrêtés au premier restaurant venu. Pas facile, car il n’y a que des crêperies ou des fish and chips et nous avions besoin de nous asseoir. Un hamburger et des frites (encore une fois végétarien). Et un énorme Milk-Shake au beurre de cacahuète (pas vegan). C’était au Gourmet Burger Kitchen. Le burger végétarien était délicieux et le service adorable !

Nous avons continué de remonter Portobello Road, tout en fredonnant la chanson de L’apprentie Sorcière. Curieusement j’ai été super déçue du marché, un peu sale et très bordélique, comme tous les marchés après tout, et sans aucun charme vintage. Sur le retour nous nous sommes arrêtés sur un stand génial où nous avons acheté un magnifique cadre de papillons (douze papillons) pour … 9£. Un prix dingue comparé à ceux français. Le stand était installé devant la boutique Alice’s, celle dans laquelle est filmée la scène de l’antiquaire Grubber’s dans le film Paddington. Nous avons jeté un coup d’oeil à l’intérieur de la boutique et il y avait une section phrénologie avec les bustes que je rêve d’acquérir depuis des années  pour, de nouveau, une bouchée de pain face aux prix français. Malheureusement, c’était fermé, mais je ne lâche pas l’affaire. Internet de nos jours, facilite bien des choses.

Il est temps de renter chez Rémi et Simian (et le troisième colocataire inexistant), pour partager les dernières heures qu’il nous reste ensemble. Prendre une dernière fois le métro. Traverser à nouveau la manche et être accueilli en France par un retard de train d’une quarantaine de minutes … L’Angleterre me manque déjà !

Mais normalement j’y retourne au mois d’Avril alors ça va !

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