En 2016 Au cinéma #16 Spécial FIFAM !

Oui alors là pour le coup, vous allez dire que je ne suis pas trop foulée et vous aurez raison, puisque pour tourner définitivement la page Festival International du Film d’Amiens, j’ai fait un vulgaire copié-collé de ma série « Journal d’un Festival ». L’avantage c’est que tout est regroupé au moins … Ça marche comme excuse ?

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1 – Pluie noire de Shōhei Imamura : J’ai été happée par ce film de 1989, sobre, mais avec quelques scènes d’une grâce incroyable, qui m’a évidemment foutu le bourdon pour le repas du midi à râler sur les Américains, la bombe et « pourquoi on embête les civils Joris ? C’est les militaires qui font la guerre, c’est pas juste ! « . Plus tard, c’est lui qui fera l’éducation pas marrante des enfants, moi je leur apprendrai Woodstock et les Beatles.
2 – Le parc de Damien Manivel : Je n’ai pas vu son précédent film, Un jeune poète, dont le titre m’a toujours attiré parce que ça fait penser à Cocteau et que vous le savez bien, j’aime beaucoup trop Cocteau. Je suis refroidie comme jamais avec Le parc, une succession de plans fixes, avec une image dégueulasse et des acteurs ennuyeux et pas très bons. J’assume pleinement d’aller voir un film pour l’esthétisme, une belle photographie (le premier métier que je voulais faire, dans le cinéma c’était directrice photo, mais j’étais sur liste d’attente au BTS parce que j’ai fait un bac L, regardez ou j’en suis maintenant !) et là c’était vraiment très moche, terriblement amateur. Et un peu prétentieux par-dessus le marché !
3 – Les amants de Louis Malle : Charmante surprise, je connais mal Louis Malle (lol) et j’ai été d’emblée séduite par cette tragique et jolie histoire, même si j’ai trouvé la fin assez expéditive … Et je suis de ces rares personnes qui ne trouvent pas Jeanne Moreau belle, sauf dans ce film.
4 – Nelly de Anne Émond : Un nouveau film en compétition, Nelly de Anne Émond, dont je n’ai pas vu le précédent film, qui s’inspire de la vie de la romancière québécoise, Nelly Arcan / Isabelle Fortier. Et ce film m’a subjuguée ! J’ai été impressionnée par le talent de l’actrice principale et touchée par la douleur de vivre de la romancière. Romancière dont j’ignorais l’existence et dont je ne suis pas loin d’acheter l’Intégrale sur la Fnac, genre, maintenant.
5 – La vengeresse de Bill Plymton : je l’ai vu et je peux garantir ne pas être fan du monsieur, mais que voulez-vous, j’ai grandi avec l’esthétisme Disneyien c’est comme ça. Joris en a fait un article sur Fais pas genre !
6 – Godzilla de Ishiro Honda: On termine la journée avec Godzilla de Ishiro Honda, 1954, qu’on connait tous, au moins de nom et c’est un plaisir de le voir sur grand écran, même si j’ai peu dormi, parce que c’est comme ça que ça marche un festival pour moi, je dors toujours au dernier film.
7 – Les femmes de la nuit de Kenji Mizoguchi : Je ne sais vraiment pas si j’ai aimé ou non ce film toujours est-il que ce n’est pas le premier ni le dernier film avec des prostitués dans les rôles principaux. Je suis bien contente de l’avoir vu parce que ce n’est clairement pas un film vers lequel je me serai dirigé en temps normal, je l’ai déjà dit, les rétrospectives, ça m’oblige à voir autre chose que des épisodes de X-Files ou Autant en emporte le vent.
8 – Le ciel flamand de Peter Monsaert : J’avais vu et adoré le précédent film du réalisteur, Offline, 2013, présenté également au Festival en 2013 si je ne m’abuse. Je vous recommande très chaudement ces deux films qui abordent assez bien la thématique du devenir père, même si le film roi de cette thématique reste et restera toujours Pusher 2 de Nicolas Winding Refn (2004)
9 – The battle of the Somme : Nous avons ensuite enchainé avec un ciné-concert The Battle of the Somme que je n’ai pas du tout trouvé intéressante, et pourtant j’ai travaillé avec des musiciens sur la Bataille de la Somme donc j’aurai du aimer. Les images d’archives étaient intéressantes, mais la plus-value des musiciens en direct, très franchement, était inutile.10 10 – Le tombeau des lucioles de Isao Takahata : Puis pour continuer la rétrospective sur le Japon après le nuage ce magnifique dessin animé, que j’avais vu il y a fort longtemps sur Arte, Le tombeau des lucioles de Isao Takahata que vous connaissez tous, je pense. En tout cas ce n’est pas lui que je montrerai en priorité à mes enfants plus tard, là aussi c’est Joris qui s’en chargera, moi je montrerai La Belle et la Bête, en boucle.
11 – Le retour de Godzilla Koji Hashimoto : Pour finir le plutôt correct et divertissant Retour de Godzilla de Koji Hashimoto, 1984 qui m’a inévitablement rappelé le nul, très nul, Jurassic World de Colin Trevorrow, 2015 avec la magnifiquement ridicule scène de bataille entre dinosaures. Le jeu amusant du film étant d’imaginer les acteurs sous les costumes des deux monstres qui détruisent les maquettes à coup de queue ! Maintenant que vous avez cette vision, vous ne pourrez plus jamais regarder Trotro fait son cirque de la même manière !
12 – Le retour de Dang Nhat Minh: Sur le fond comme sur la forme ce fut très académique et un peu barbant, sans compter sur les sous-titres probablement faits sur Google translate, avec des mots dans le mauvais ordre ou qui ne signifie rien, manque de pot je ne sais pas parler vietnamien. C’était cependant intéressant de voir un pan d’Histoire de ce pays, une Histoire qu’on connait trop peu.
13 – Police Fédérale LA de William Friedkin : Pour ma part je n’avais jamais vu ce film et je l’ai trouvé plutôt sympathique malgré son énorme, mais charmant, coup de vieux. Un Miami Vice avant l’heure, et à Los Angeles avec un jeune Willem Dafoe sans charisme. Mais bon, tant qu’il y a des courses poursuites de voitures tout va bien !
14 – Le voleur  de Louis Malle : 11H, l’heure de Louis Malle et de Jean-Paul Belmondo avec Le voleur, sous-titré en anglais sinon rien, au Gaumont. Comme je vous l’ai dit, je connais très peu Louis Malle et je compte bien rattraper tout ça, surtout que du peu que j’en ai vu, j’aime beaucoup. Donc j’ai beaucoup aimé Le voleur et pourtant je suis loin d’être une grande fan de Belmondo, mais force est de constater qu’il est plutôt bien dans ce film, peut-être même un peu sympathique à regarder malgré sa moustache. C’est toujours ça de pris.
15 – Le roi de coeur de Philippe de Broca: Film méconnu et passé à la trappe, probablement parce qu’il est sorti la même année que La grande vadrouille (et là, je lâche le morceau, je crois que je n’ai pas vu ce film non plus, enfin certainement que si, mais j’ai oublié). En ce qui concerne Le roi de coeur, j’ai eu du mal, ce n’est pas mon type de film tout simplement, je passe un peu à côté en général des films d’humour français des années 70. J’ai tout de même été un peu touché par cette bande de fous qui s’échappent de l’Asile, mais refusent de sortir du village, car ils ne veulent pas entendre parler de la guerre (le film se situe durant l’occupation) et rentre de suite chez eux dès que les militaires se battent, car ils ne trouvent pas ça drôle. C’était touchant, mais c’était tout.
16 – Harakiri de Masaki Kobayashi : Malgré la fatigue j’ai beaucoup aimé revoir ce film sur grand écran, faut dire que ça à quand même plus de gueule que sur la télévision sur laquelle je l’ai vu il y a fort longtemps. Même si de base ce film à de la gueule d’ailleurs, une mise en scène incroyablement bien léchée, de superbes plans, même la photographie est superbe. Puis ce long-métrage est tragiquement drôle, la manière dont l’ancien samouraï met en lumière l’hypocrisie du clan, c’est fantastiquement délicieux. Si vous ne l’avez pas vu je ne sais pas ce que vous attendez de plus, promis y’a même des batailles de samouraïs dedans !
17 – Place de la république de Louis Malle : 11H L’heure de Louis Malle, encore et toujours, avec un documentaire cette fois-ci Place de la république, 1974, dans lequel le réalisateur et son équipe déambulent la place parisienne pour suivre et interroger les habitants du quartier au hasard. Du refus, à la confidence jusqu’a la prise de la caméra, nous avons toute une palette de gens différents des années 70. Toute cette brochette était émouvante dans sa gêne et sa timidité, comme dans sa rébellion. Ça me donne envie de prendre mon smartphone et d’aller interroger les gens dans la rue, mais aujourd’hui, ça risque d’être mal pris !
18 – Rencontres du troisième type de Steven Spielberg : Avec François chérichou Truffaut dans l’un des rôles principaux qui est juste trop mignon choupi dans ce film. Je ne sais pas si c’est les Extra-terrestres ou lui qui me font d’ailleurs autant aimer cette oeuvre majeure du cinéma de Spielberg, mais toujours est-il que de le revoir sur grand écran ça m’a mis plein de frissons ! Mais que comme à chaque fois je trouve ça hyper égoïste que le père abandonne femme et enfants pour des aliens plus que louches (je le sais, j’ai vu les X-Files !), et comme d’habitude j’ai mes réserves quant à ces derniers. Je suis certaine que le film aurait gagné à ne rien montrer que de la lumière blanche filtrant à travers l’ouverture du vaisseau spatial.
19 – Silent running de Douglas Trumbull : Silent Running est une jolie fable écologique, un film charmant, un peu désuet que je suis bien contente d’avoir vu sur grand écran.
20 – Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle : 11H l’heure de Louis Malle au Gaumont, jolie petite habitude, avec un polar cette fois-ci Ascenseur pour l’échafaud, 1958. Ce qui est fascinant avec ce réalisateur c’est que tous les films que j’ai vus, chacun s’inscrit dans une démarche et un style différent. Du coup j’ai vraiment envie de regarder l’intégralité de son oeuvre, mais elle n’est pas sortie en intégrale, enfin elle est peut être sortie intégralement, mais moi j’aime bien les coffrets ou j’ai plus besoin de checker Wikipedia et la liste des DVD que j’ai et qu’il me manque. Pour Ascenseur pour l’échafaud, rien à dire de négatif sur le film si ce n’est sa morale finale où (Spoiler alert) le Jury sera moins tendre avec Jeanne Moreau qui est l’amante et la complice de celui qui a tué son mari, alors qu’elle ne la pas tué. Mais c’est une femme que voulez-vous … :
21 – La terre abandonnée de Gilles Laurent : Un documentaire en compétition, sur les derniers habitants de Fukushima. Je n’ai pas été touchée par ce documentaire, je ne savais pas vraiment ce que voulait raconter le réalisateur, ce qu’il voulait montrer.
22 – Under the skin de Jonathan Glazer : Je vous en parle très longuement sur Fais pas genre !
23 – The road to Mandalay de Midi Z : Ce film, gagnant du FIFAm n’est pas ouf. Intéressant sur le plan historique et politique sur la Birmanie et la Thalaïande, je ne sais pas trop où le réalisateur m’emmène et s’il aime ses personnages ou s’il ne sait pas quoi en faire.
24 – Vie privée de Louis Malle : 11H, l’heure de Louis Malle comme à chaque fois, avec Vie privée, 1962 en compagnie de Joris et de Brigitte Bardot aussi. Du coup j’ai de nouveau envie d’être blonde, d’abuser sur le eye-liner et de mettre des faux-cils. Comment ça je ne parle pas du film ? Il est bien, voyez-le.
25 – Les deux anglaises et le continent de François Truffaut : Ce n’est pas mon film préféré de Truffaut, mais tout de même, c’est autre chose de le voir dans un cinéma que chez soi, d’ailleurs ça m’a tout de même donné envie de lire le livre alors que quand j’ai vu ce film il y a deux mois (en plusieurs fois) je n’en avais pas eu l’envie. Les amours contrariés sont de jolies histoires. Je déplore juste l’absence de Rob le compositeur qui avait choisi ce film pour parler de la musique, peut être en avait-il parlé lors de sa master class ?
26 – Akira de Katsuhiro Ōtomo : Même en ayant grandie avec le Club Dorothée, je n’ai jamais accroché au style Manga, surtout pas de ce genre. Je n’ai pas trop suivi le dessin animé Akira et son futur post-apocalyptique et je n’ai pas tout compris non plus du coup.  Mais au moins je l’ai vu, je sais de quoi ça parle et ma culture générale m’en remercie.

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