En 2016 au cinéma #10

Le dixième article déjà ! Et déjà 164 films vus en 2016 ! L’année passe si vite ! Le temps s’envole et c’est terrible n’est ce pas ?

tumblr_neqcwzr0y11sbj6bio1_500 Le JOLLY ROGER - 2016 au cinema

0 – The rewrite de Marc Lawrence : J’avais complètement oublié de noter ce film dans mon carnet. Le retour de Hugh Grant chéri qui, certes a pris des rides, mais à toujours le même sourire qui me fait fondre (soit dit en passant, je suis quand même Team Colin Firth qui est number one dans la liste de mes mecs préférés). Ce film m’a un peu (beaucoup) fait penser à Le come-back … du même réalisateur scénariste. C’est un peu un comble quand on sait que l’histoire du film c’est quand même celle d’un scénariste sans idées. Mais c’est un bon feel-good movie, avec un casting plutôt cool qui donne presque envie d’écrire un jour de page blanche.

1 – Me before you de Thea Sharrock : Je suis allée le voir pour me moquer un peu j’avoue. Je pensais simplement que c’était un remake de notre Intouchable français et j’ai eu tort. J’ai eu de la chance d’aller le voir en VO et de me retrouver dans une salle avec une dizaine d’Irlandais qui riaient  gorge déployée aux blagues du film que les Français regardaient en souriant parfois seulement vaguement. Ce n’est pas un grand film ni même une grande comédie romantique anglaise, mais il peut se faire une petite place sur l’étagère des films du dimanche. J’ai beaucoup pleuré alors que je ne pensais même pas que ça allait me toucher un peu. Les acteurs sont bons et c’est avec plaisir qu’on retrouve Matthew Lewis en passionné de sport qui ne sera jamais aussi beau et séduisant que son Neville Londubat affrontant Voldemort avec l’épée de Gryfondor. Jamais.

2 – Dans les forêts de Sibérie de Safy Nebbou : On aime beaucoup Into the wild avec mon frère et j’aime beaucoup Raphaël Personnaz qui est probablement l’un des meilleurs acteurs français d’aujourd’hui. Donc on avait plutôt hâte de le voir et nous avons été énormément déçus. On s’emmerde un peu, les paysages sont beaux, mais curieusement ne me touche pas tout comme les personnages pour qui n’ont ressenti aucune empathie. On regardait le film seulement et il était un peu long.

3 – CBGB de Randall Miller : J’ai dévoré la série Vinyl en une semaine (il faut vraiment passer outre le premier épisode qui est nul et long) et j’ai eu envie de revoir CBGB avec l’inoubliable Alan Rickman (et les fesses de Rupert Grint). Film classique, mais nécessaire pour tous les mélomanes qui ne connaitront jamais le CBGB, ce bar ou Blondie, les Ramones et autres Iggy Pop sont venus au monde. Ça reste quand même très propre pour un film sur le punk et la décadence New Yorkaise, mais ça ne m’a pas empêché de remplir ma liste need sur mon compte Discogs tout au long du film.

tumblr_nf83jah1LR1qzgwh4o2_500 tumblr_nf83jah1LR1qzgwh4o3_500

4 – Peau d’âne de Jacques Demy : Oui d’accord je l’ai vu il y a quelques semaines, mais là c’était au cinéma lors de la grande journée des enfants. Pas un enfant dans la salle que des adultes qui se retiennent de chanter la chanson du cake d’amour. Je vous jure que c’est super dur.

5 – Le BGG, le bon gros géant de Steven Spielberg : Oh que je l’ai attendu ce film, adaptation du livre phare de mon auteur préféré. Oh que j’ai été déçue, il faut le dire, par les effets spéciaux plutôt bof bof (je suis bon public, mais le BGG j’y croyais pas du tout, c’était même moche), des non-prises de risques par rapport au roman original (hormis pour faire péter la reine d’Angleterre, Roald Dahl n’avait pas osé) et du manque de rythme. Cela dit mon côté Brigitte Bardot reste emballé par une fable végétarienne et antispéciste. Et ça reste un bon divertissement. Mais Steven tu as fait mieux que ça !

6 – La tortue rouge de Michael Dudok : On aurait pu continuer la grande journée des enfants en allant voir l’âge de glace je ne sais plus combien, mais on a préféré terminer la journée sur un dessin animé de qualité. Une belle découverte que ce conte quasi muet. L’histoire d’un naufragé sur une île déserte qui trouve l’amour dans le cadavre d’une tortue qu’il a tué … Attendez, quoi ? Bon … Ça reste douteux, mais j’ai un esprit grinçant en ce moment. C’était quand même beau et séduisant, mais ça ne décolle vraiment jamais. Puis c’est un peu triste quand même. (Heureusement que je ne veux pas être critique ciné quand je serai grande parce que je suis mal partie !)

7 – Vue sur mer d’Angelina Jolie : J’avais raté ce film lors de sa sortie en salle (il n’est resté qu’une semaine !) j’étais assez contente qu’il soit tombé par mégarde dans mon disque dur (bah quoi ?). Globalement on s’emmerde pas mal dans ce film, même si la sous histoire voyeurisme est assez intéressante. Ca se veut film d’auteur français plan-plan et pour le coup c’est assez réussi.

8 – Paddington de Paul King : Ne me demandez pas pourquoi, cela faisait plusieurs jours que j’avais envie de revoir Paddington et me balader dans les rues de Londres avec lui. Je ne l’avais vu qu’une seule fois au cinéma et c’était justement lors de mon retour de Londres ou j’étais en spleen total tant j’aime cette ville (et mon BFF, mais ça ne sert à rien de le dire ici il lit pas mon blog). Je suis archifan du petit nounours et je cherche tant bien que mal des livres vintage en brocante, mais impossible d’en trouver. J’aime énormément le personnage de Nicole Kidman en chasseuse de trophées pour muséum d’Histoire naturelle, comme pour me rappeler que ces musées que j’aime tant ont chassés pour que je puis admirer les squelettes de baleine, remettant en cause mon engagement envers la cause animale (nobody’s perfect, n’est-ce pas ? Puis je ne fais pas la morale comme Valoche alors j’ai le droit). Depuis j’ai une sacrée envie de marmelade aussi, mais ça, c’est une autre histoire.

9 – Hibou de Ramzy : Alors ça, au lieu de mettre l’âge de Glace numéro 356 les cinémas Gaumont auraient mieux fait de mettre en avant leur coproduction … Hibou est un véritable film pour enfant, d’une poésie incroyable. Le film n’est pas drôle-débile comme Ramzy le fait si bien avec son comparse habituel (qui n’est d’ailleurs présent dans le film que comme clin d’oeil). Hibou c’est la fable d’un homme qui est quasi-invisible, car trop timide et renfermé sur lui même. Un jour un hibou s’installe dans son salon et cela donne au personnage l’idée de se déguiser en hibou pour se faire remarquer des autres. Film à morale pour les gens, surtout les enfants, mais les adultes qui ne font pas de théâtre peuvent se sentir on ne peut plus concernés, vous n’êtes pas transparents, oui vous existez, mais pour qu’on vous remarque, relevez la tête, marchez droit et affrontez la foule ! Je suis si triste que ce film ait été mal vendu et qu’il ai fait un four. J’ai hâte de pouvoir le revoir en vidéo ! Même si je ne suis pas hyper convaincue par l’omniprésence de Philippe Katerine qui chante la banane.

10 – Dear Eleanor de Kevin Connolly : L’histoire d’un rond trip à travers les USA de deux jeunes filles des années soixante qui s’émancipent du schéma patriarcal pour mieux y retourner à la fin. Si cette dernière m’a vraiment déçue, j’ai quand même passé un bon moment pendant ce film, appréciant le voyage des jeunes adolescentes qui ne rêvent pas que de prince charmant, mais aussi tout simplement de sexe, de rock’n’roll et d’Eleanor Roosevelt. Ce film pourrait presque rentrer dans la liste des films féministe à montrer à mon enfant plus tard (peut importe son sexe, il sera formaté égalité pour tous !), mais il lui manque clairement le petit quelque chose qui fait boum.

11 – Pardonnez-moi de Maïwenn : Après avoir revu Le bal des actrices, j’ai eu envie de me refaire la filmographie de Maïwenn (sauf Mon roi qui est nul, mais il faudrait quand même que je m’oblige à le revoir). Force est de constater que la réalisatrice s’est largement améliorée depuis. Pardonnez-moi qui m’avait tant remuer à l’époque ne m’a plus rien fait. Peut être parce que depuis il y a eu …

12 – Polisse de Maïwenn : Probablement le meilleur film de Maïwenn. Je pense que c’est l’une des meilleures directrices d’acteurs de ces dernières années et j’admire vraiment le travail qu’elle fait avec eux. Pour arriver à me faire oublier les fins de phrases qui montent de Karine Viard et rendre Joey Starr émouvant, il faut être vraiment fort ! Sans parler du sujet du film qui me bouleverse, qui nous bouleverse tous, je pense, sauf les pédophiles. J’irai même jusqu’à dire que c’est l’un des meilleurs films français de ces dernières années. C’est peut être pour cela que j’ai autant été déçue par Mon Roi.

tumblr_ncdkgb0hs41rymr5wo2_250 tumblr_ncdkgb0hs41rymr5wo4_250

13 – L’exoconférence d’Alexandre Astier : Je ne sais plus si j’ai déjà parlé de pièces de théâtre filmées où si c’est la première fois que j’en note une dans mon carnet. Mais ça compte quand même. Je n’avais pas du tout aimé le premier one-man de monsieur Astier, beaucoup trop pédant et clairement pas assez clair pour l’éternelle néophyte que je suis, et que je resterai, en matière de musique. Puis en vrai la musique classique, si j’en écoute régulièrement, ça me passe quand même au-dessus de la tête. Je pensais naïvement que ça allait me faire pareil pour la science de haut niveau, mais pas du tout. Non seulement Alexandre Astier a réussi à me captiver, mais en plus j’ai tout compris (et je ne suis vraiment pas douée de logique), peut-être parce que ça parlait pas mal d’extra-terrestres et de lointaines galaxies et que ça m’accroche directement. Quoi qu’il en soit je recommande de loin cette exoconférence et les bonus DVD qui vont avec !

14 – En secret de Charlie Stratton : Elizabeth Olsen, Oscar Isaac, Jessica Lange et Tom Felton dans une adaptation de Thérese Raquin d’Emile Zola … Autant vous dire que sur le papier j’étais excitée comme une puce, un beau casting dans une histoire sombre dans un Paris cradingue moi ça me rend folle. Bah c’était nul, un Paris (on dit pas une Paris, vu que c’est UNE ville ?) bien propre en studio sous filtre vert jaunâtre, le roman un peu trop lissé … J’applaudis quand même la performance de Tom Felton en chétif petit bourgeois niais.

15 – Irréprochable de Sébastien Marnier : Tout le monde s’excite sur ce film, mais je n’ai pas du tout été convaincue. Déjà je trouve que Marina Foïs est nulle (surtout après sa prestation dans Polisse), que non, elle n’est clairement pas mise en valeur, que le film est plat, que tout le monde joue ce qu’il à l’habitude de faire, Jeremie Elkaïm du Jeremy Elkaïm, Benjamin Biolay du Benjamin Biolay etc. Et qu’on s’ennuie pas mal quand même alors que ça aurait pu être un super thriller. Et n’en déplaise à l’Internet emballé, un monsieur s’est endormi pendant la séance, comme quoi il n’y a pas que moi.

16 – Alien de Ridley Scott : Je n’avais pas revu les Alien depuis le lycée et je crois que je suis vraiment amoureuse de Sigourney Weaver (un jour je vous parlerai de l’émoi que me provoque la scène de « Êtes vous le maitre des clefs ? » dans SOS Fantômes). Et c’est le livre d’Olivia Rosenthal lu il y a quelques mois qui m’a donné envie de les revoir. Il n’y a pas à tortiller du popotin, pour le coup Ripley est une sacrée héroïne féministe qui me donne la patate. Ça me donne aussi terriblement envie de jouer à Alien Isolation pour donner des coups de pieds à l’Alien, mais mon Mac commence à mourir et je ne peux même pas me défouler sur des zombies avec Steam alors … (Quoi je ne parle pas du film ? Vous le connaissez non ?)

tumblr_oa9wqr2KY41slsalco1_500

Évidemment dans le prochain Au cinéma en 2016, je vous parlerai des trois autres Alien qui ont suivis (Spoiler alert, il est nul celui de Jeunet non ?)

 

Laisser un commentaire