La Belle et la Bête (2017)

L’article sera également publié dans quelques jours sur Fais pas genre !

Après Maléfique (Robert Stromberg, 2014), Cendrillon (Kenneth Branagh, 2015) et Le livre de la Jungle (Jon Favreau, 2016) , « l’histoire éternelle qu’on ne croit jamais » qu’est le chef-d’œuvres des studios Disney, La Belle et la Bête (Gary Trousdale et Kirk Wise, 1991), se voit à son tour offrir une version live – deux ans après l’horrible version de Christophe Gans – que nous avons pu découvrir en avant-première.

La Belle est pas bête

Connaissant le goût des studios Disney pour l’auto-sabordage avec l’horrible Maléfique (2014) et le déjà oublié Cendrillon (2015), la grande amoureuse de La Belle et la Bête que je suis ne pouvait que redouter cette adaptation live du premier film d’animation nommé à l’Oscar du Meilleur Film. C’est donc un petit peu à reculons que je suis allée le voir, et je dois bien admettre à tort, puisque le film est finalement une charmante et agréable surprise qui n’est pas si superflue qu’il n’y parait.

Souvenez-vous, en 1991, deux ans après La Petite sirène (John Musker et Ron Clements, 1989) les studios Disney nous offraient l’un de leurs plus beaux (en toute objectivité bien sûr) chef-d’oeuvres : La Belle et la Bête, adapté du roman de Madame de Villeneuve, aux influences parfois coctaliennes dont les studios ne se sont jamais caché. Dans un pays fort lointain (la France) vivait un prince aussi méchant qu’il est beau (enfin tous les goûts sont dans la nature), qui refusa de donner un abri à une pauvre vieille mendiante. Cette dernière était une fée qui le transforma alors en une bête terriblement laide (et encore une fois, tous les goûts sont dans la nature), et jeta également un sort sur tous les habitants du château qui n’avaient rien fait pour mériter ça, les transformant en objets utilitaires, allégorie du métier qu’ils exerçaient au sein de la demeure. Pour lever le sort, il faut que le prince aime et soit aimé en retour avant le jour de son vingt-et-unième anniversaire. Quelle chance pour ce petit peuple, pas loin de là, dans une ville sage sur un petit nuage, vit Belle et son inventeur de père, arrivés là depuis peu et pas franchement intégrés au milieu des gens peu propices à la culture, votant probablement Front National. Gravitant autour d’elle, Gaston, un analphabète basique et primaire, qui voudrait lui faire une tonne d’enfant et la harcèle sans complexe. Belle, qui est de la team Taubira c’est évident, se retrouve emprisonnée, par un concours de circonstances dont je vous passe les détails, dans le château enchanté. Après de nombreuses bagarres, Belle qui n’a pas peur de se faire dévorer par le maître des lieux, se voit offrir la bibliothèque du château et découvre que sous son sale caractère, la Bête est en fait une pauvre créature qui a soif d’apprendre et de changer. Adieux fleurs et chocolats, hommes du XXIe siècles, offrez des livres aux demoiselles, c’est comme ça que à marché pour Belle, qui lèvera le sort à la dernière minute et habitera désormais dans un château immaculé. Contrairement à la Belle de Cocteau, celle de Disney ne manifestera, jusqu’alors, aucun regrets de voir sa Bête disparaître au profit d’un Prince d’une beauté assez terne.

Alors que vaut la nouvelle version de 2017 du roman de Madame de Villeneuve ? Est-elle utile, est-ce juste une adaptation fidèle en tout points sans originalité ? Oui et non. Car le film nous offre une version plus longue, et plus étoffé, en profitant pour répondre aux questions que les plus grands fans se posent depuis près de 25 ans. Oui je sais que vous vous demandiez tous comment Belle avais-t-elle pu hisser la Bête sur son cheval ? Vous aurez la réponse, promis. Et l’occasion de panser les quelques raccourcis scénaristiques de jadis est saisie haut la main ! Dans la version de 2017, le prince est un enfant maltraité par son père suite au décès de sa mère et qui ne trouve un refuge, une façade, que dans le mépris des autres. La suite on la connait, la fée tout ça. Et pour n’avoir rien fait pour sauver cet enfant devenu adulte, les domestiques du château furent eux-mêmes touchés par la malédiction d’une l’enchanteresse. Et quelle malédiction ! Plus atroce que celle du dessin-animé, où il ne devaient rester qu’objets animés. S’inspirant directement de la mise en scène de la comédie musicale de Broadway – passée notamment en 2013 à Paris – les objets animés donc, perdent une part de vie à chaque pétale de rose tombée, se figeant peu à peu dans une éternelle immobilité. Tragique fin annoncée pour ces domestiques qui ne pourront plus s’échanger les bruits de couloirs passés la dernière pétale de la rose enchantée. Nuance apportée également au printanier village de Villeneuve – un hommage appuyé à l’autrice du conte dont se sont inspiré les studios Disney – qui appartenait au domaine du château avant le sort et qui a cause du sortilège aura depuis oublié l’existence de la demeure ainsi que de ses habitants, la forteresse étant désormais condamnée, suspendue dans le temps et dans un éternel hiver.

Belle est ici une fermière rêvant d’un Paris qu’elle a quitté enfant avec son père, qui n’est plus ici un inventeur farfelu, mais un artiste qui construit de magnifiques boîtes à musique. La jeune femme, aventurière et rêveuse comme dans le dessin animé, se voit offrir un look plus sportif : Jupe coincée dans une large culotte bouffante et chaussures plates, pour monter à cheval plus facilement. Dans le village de Villeneuve, seuls les garçons ont le droit d’apprendre à lire, Belle est de ce fait considérée comme une étrange créature, qui se voit pratiquement lapidée sur la place du village lorsqu’elle ose montrer un livre à une petite fille de corvée de lessive. La Bête, quant à lui, est loin d’être l’analphabète notoire du dessin animé puisqu’il est ici, au contraire, un lettré qui initiera Belle à découvrir les plaisirs de la prose Shakespearienne au-delà des habituelles bluettes sentimentales qu’elle a l’habitude de lire. Ce point-là est assez intéressant, mais un petit peu emmerdant quand on sait que dans le dessin animé comme dans la comédie musicale, c’est le personnage de Belle qui apprend à la Bête à lire. Alors, certes, s’il est beaucoup plus logique qu’un prince soit plus lettré et cultivé qu’une jeune fille de province, on regrettera que le rapport de force s’inverse brièvement, donnant un instant à la Bête l’ascendant sur Belle. Une modification scénaristique assez déroutante au regard de la morale initiale de l’histoire promue par le dessin-animé, mais fort heureusement brève, puisque Belle prend tout de suite son envol dans la Bibliothèque, se montrant bien plus enthousiaste à la lecture que son geôlier. Continuons notre énumération quant aux modifications apportés aux personnages : Gaston est beaucoup plus sombre et « méchant », que l’analphabète basique et primaire de la version de 1991. N’hésitant pas à jeter le père de Belle en pâture aux loups, le personnage incarné par Luke Evans (je regrette cependant que Hugh Jackman ne se soit pas vu proposé le rôle, étant un Gaston fabuleux dans la tournée australienne du musical) est un personnage binaire et beaucoup plus cruel que celui du dessin animé. Son fidèle sidekick, Lefou, se voit quant à lui offrir un rôle beaucoup plus étoffé et important, son parcours psychologique est plus nuancé et s’articule autour d’une fascination/répulsion autour de Gaston, sur lequel il projette des sentiments troubles, ce qui en fait selon le réalisateur Bill Condon, le premier personnage Disney ouvertement gay. En ce qui me concerne je suis plutôt mitigée par la promotion faite par Disney autour de ce personnage gay, son homosexualité étant une ponctuation humoristique prêtant à se moquer du personnage. Si le casting est généralement bon, il est de bon ton de préciser au passage – en espérant que ça devienne tellement une norme d’ici quelques années et qu’on ait plus besoin, justement, de le préciser – que la mixité (couleur de peau, sexe) est bien plus présente qu’à l’habitude. Les couples sont mixtes et on voit même un personnage masculin se découvrir brièvement une attirance pour le travestissement (le français Alexis Loizon, notre Gaston de Mogador), malheureusement de nouveau abordée comme une ponctuation humoristique et peu sérieuse. Les studios s’inscrivent très logiquement dans le sillon progressiste du génial Zootopie (Byron Howard & Rich Moore, 2016) dont l’un des personnages était d’ailleurs, déjà gay.

Lorsque l’annonce de ce film en prises de vue réelles fut officielle, grande fan de la comédie musicale d’Alan Menken que je suis, j’attendais avec impatience de voir mises en scène mes deux chansons préférées (et qui font probablement parties de mon top 10 musical) A change in me chanté par Belle, et If I can’t love her, la déchirante chanson d’amour de la Bête, toutes deux présentes uniquement sur scène et non pas dans le dessin animé original. Malheureusement, si le film nous offre plusieurs chansons inédites (trois au total) ce ne sont pas celles de la comédie musicale, le magnifique If I can’t love her étant remplacée par une balade beaucoup moins puissante qu’est Evermore. Le morceau No matter what entre Belle et Maurice, est également remplacé par une jolie et émouvante  balade How does a moment last forever, qui sera le thème du générique repris par la grande, merveilleuse et inégalable (je ne plaisante pas) Céline Dion. Parmi les partitions musicales, les oreilles attentives des fans sauront néanmoins déceler, en outre, les notes d’ouverture du morceau Home, de la comédie musicale, et quelques extraits de Tim Rice abandonnés, lors de la production du dessin animé originel. Le film se situant dans une France de 1740, c’est avec plaisir qu’on découvre une nouvelle orchestration des musiques originales incluant notamment de subtils ajouts de clavecins. Malheureusement la traduction française, si elle est hyper respectueuse des paroles anglaises, n’est pas la même que celle de 1991, ce qui écorche énormément les oreilles des fans français du dessin-animé et casse toute possibilité de karaoké trans-générationnel : un choix totalement incompréhensible d’autant plus qu’on se rappelle que le théâtre Mogador lorsqu’il a produit la comédie musicale, s’était assuré de ne pas trahir la première traduction par respect des fans.

Réfléchis comme un modèle en tous point, la production du film se veut cohérente avec le choix de casting de l’héroïne principale – Emma Watson, qui participe activement au mouvement féministe – puisque les principaux chefs de départements sont des femmes (sur sept chefs de départements, six sont des femmes, dont une monteuse). De même, le studio vante le faible impact de la production du film sur l’environnement, en faisant un modèle de tournage écolo-friendly : les costumes – plutôt beaux, modernisé tout en conservant une certaine patine – sont réalisés à partir de tissus biologiques issus du commerce équitable, ainsi que teints avec des teintures exclusivement naturelles. Mais comme la perfection n’existe pas, il faut bien avoir un « mais » et pas des moindres : Les effets spéciaux, qui sont tout simplement ca-ta-stro-phiques. On ne croit pas une seconde à ces objets, passablement moches, de style rococco très milieu du XVIIIe siècle. La capture de mouvement quant à elle, laisse à désirer. La Bête peine à convaincre, donnant l’impression d’un retour aux balbutiement de la technique, à des années lumières d’un César, pourtant quasi muet, dans La Planète des Singes : L’Affrontement (Matt Reeves, 2014). Et ne parlons pas de sa chanson, qui en dehors du fait qu’elle émeut beaucoup moins qu’If I can’t love her – je ne vais pas revenir dessus – est visuellement très discutable, la bouche du personnage en image de synthèse ne semblant pas du tout en adéquation avec les paroles… Enfin, le grand moment du film qu’est le numéro Be our guest, n’est ici qu’un capharnaüm d’images de synthèses dégueulasses, dans lesquelles la pauvre Emma Watson est littéralement noyée et se demande ce qu’elle peut bien foutre là. Bref, une grosse déception pour ce film qui vieillira de ce fait, beaucoup plus rapidement que celui de l’illustre Jean Cocteau – et si, je vous jure, je suis objective – bien qu’il soit plus que question dans ce film qui lui rend à plusieurs reprises un hommage évident. Qu’il s’agisse de Belle demandant à son père de lui ramener une rose dont le vol va lui valoir la prison, ou tour à tour, de quelques bras animés sur les murs ou d’un escalier rappelant celui de film de 1945. En bref, ce nouveau film en prises de vues réelles des studios Disney, est une jolie surprise, même si l’on ne peut que regretter la version avortée de Guillermo Del Toro, qui aurait probablement fait un La Belle et la Bête plus inattendu, gothique et savoureux.

 

La Belle et la Bête : Wishlist

Et pour fêter la sortie du nouveau film Disney, les petits plats sont mis dans les grands et les objets dérivés me donnent plus que jamais envie. Sauf que je me calme (j’ai déjà vendu une sacrée partie de ma collection) et que je si je veux voyager je dois me contenir et ne pas acheter tout et n’importe quoi. Et croyez-moi, ne vivant pas à Paris j’étais assez préservée de ça, mais depuis qu’un Flying Tiger et (bientôt un Hema) ont ouverts dans ma ville de province, autant vous dire que niveau économie c’est grave pas ça.
Du coup les wishlist c’est bien pour contenir l’envie de valider le panier. C’est ma catharsis d’acheteuse compulsive à moi.

1 – Figurine Big-Ben (Disney Store) : J’ai le Lumière acheté à Disneyland et il est beau et parfait. Depuis que Big-Ben est sorti j’en rêve jour et nuit. Je pense que je vais craquer bientôt !
2 – Tasse (Disney Store) : Parce que je n’aurai jamais assez de tasses La Belle et la Bête !
3 – Peluche Philibert (Disney Store) : Parmi les petits objets que j’aime beaucoup, je dois avouer que les peluches Disney font clairement partie du top 10.
4 – Peluche Plumette (Disney Store) : Et que j’ai clairement besoin de ces deux peluches, dont Plumette, pour tenir compagnie à mon Lumière.
5 – Pins (Disney Store) : Le genre de Pins que tu ne mets sur ta veste tellement ils sont beaux, quelle chance apparemment ils sont vendus dans une boîte qui peut clairement être exposée.
6 –  Pellicules Instax Mini (Little Insta) : Ce n’est pas vraiment La Belle et la Bête mais je suis certaine que Fujifilm va nous sortir des pellicules décorées pour le film. Je n’ai toujours pas craqué, et je n’utilise que des pellicules simples pour l’instant, mais ce n’est qu’une question d’occasion. Sérieusement … (Genre quand on retourneras à Disneyland !)
7 – Robe La Belle et la Bête (EMP Online) : En cherchant des produits pour la wishlist (preuve que niveau désir je suis bien calmée) je suis tombée sur ce site que je ne connaissais absolument pas et qui produit des vêtements dérivés assez beaux. Après je pense être un peu trop vieille pour cette robe, au laçage un peu trop adolescent, mais diantre !
8 – Cape La Belle et la Bête (EMP Online) : Par contre cette cape est assez inspirante, et je pourrai très bien m’en coudre une du même genre pour cet automne !
9 – Vinyle Picture Disc : Je bave littéralement sur toute cette collection Disney de Picture Disc, et ça … ça fait partie des trucs dont j’ai plus que besoin et je pense que je risque de craquer bientôt.

Après si cette Wishlist vous donne envie de me faire des cadeaux, be my guest !

La Belle et la Bête : Collection

Comme vous le savez, demain sort le nouveau film Disney « La Belle et la Bête » avec Emma Watson qui pousse la chansonnette. Très peu diffusé en VO, et pas du tout dans ma ville, j’attendrais la sortie bluray pour aller le revoir, tristesse dans les coeurs.

J’en profite donc pour vous faire un petit article, vous montrant ma petite collection personnelle de ce dessin animé que je chéri tant. J’ai revendu pas mal de choses ces dernières semaines, dans le but d’avoir des étagères pour ranger mes livres, c’est triste mais c’est nécessaire parfois. Tout est vintage, sauf précisé !

Le pyjama est une collection actuelle chez Primark (13€)

La Peluche de la Bête est sur le Disney Store.

Voir l’article Frida x La belle et la Bête.

Zip fait parti de la nouvelle collection sur le Disney Store (et j’en suis folle)(et il est déjà sold out).

Animator Belle sur le Disney Store

C’est tout pour moi aujourd’hui, je reviens dans la semaine avec d’autres articles autour de la sortie du film !

En 2017 au cinéma #1

Oui on est en Mars et je ne publie que maintenant le premier « En 2017 au cinéma », niveau procrastination je ne sais pas si nous avons connu pire ! Heureusement, j’ai une presque bonne excuse, car je n’ai pas vu beaucoup de films. En tout cas, j’en ai vu beaucoup moins qu’en 2016 à la même date, mais par contre j’ai vu beaucoup de pièces de théâtre et lu pas mal de livres. Ca compense on dira !

Sans plus tarder, le premier « en 2017 au cinéma » de l’année ! Et comme d’habitude, n’oubliez pas de me conseiller des films.

Notez aussi que mon scanner est très aléatoire niveau couleurs.

1 – Star Wars : The force awaken de  J. J. Abrams : Quelle belle idée de commencer l’année avec un film aussi beau dont je n’ai assurément pas le besoin de vous en dire plus !
2 – Cheeseburger film sandwich de Joe Dante, John Landis, Peter Horton, Carl Gottlieb et Robert K. Weiss : Je crois que Joris vous en parle sur Fais pas genre ! En l’occurrence, comme j’écris cet article fin février et que je n’ai aucun souvenir concret de ce film à sketches, à part que je ne l’avais pas aimé, je ne peux pas vous en dire grand-chose.
3 – Quelques minutes après minuit de Juan Antonio Bayona : Belle surprise que ce magnifique conte, cette belle histoire, d’un garçon qui doit faire le deuil de sa mère et s’aide alors de son imagination et d’un arbre lui racontant quelques histoires après minuit. Ça rejoint énormément le magnifique livre de Mathias Malzieu « Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi ». Premières larmes de l’année 2017 !
4 – Un peu beaucoup, aveuglément de Clovis Cornillac : Je voulais voir une comédie romantique, je fus servie. J’aime bien Mélanie Bernier en plus. L’histoire est plutôt originale, les acteurs sont bons, ce n’est pas du grand cinéma, mais on passe un bon moment.

5 – Pride and prejudice (BBC) de David Bamber et Christopher Benjamin : Est-ce que j’ai besoin de vous en dire plus sur Colin Firth tout trempé en chemise blanche ?
6 – Reviens-moi de Joe Wright : Ce film fait clairement partie des films à ne pas voir quand on connait la fin. Mais bon, on sent la patte de Joe Wright, sa poésie et sa manière de film Keira Knithley ne laissent pas insensibles.
7 – Manchester by the sea de Kenneth Lonergan : Autant vous dire que concrètement je ne comprends pas le délire autour de ce film. Les acteurs sont fades, l’histoire me touche à peine et est d’une vulgarité scénaristique assez surprenante. Sur moi ça n’a pas pris du tout et j’ai bien regretté d’être allé le voir. Et l’Oscar pour Casey Affleck n’est clairement pas mérité.
8 – Swiss Army Man des Daniels : Je vous en parle sur Fais pas genre !

9 – Nocturnal Animals de Tom Ford : J’avais vraiment hâte de voir ce film et franchement visuellement c’était plutôt moche. Seule la partie « roman » du film avec Michael -épouse moi – Shannon est intéressante. Amy Adams est plutôt figurante dans ce film et c’est assez décevant.
10 – N’oublie jamais de Nick Cassavetes : OUI je n’ai jamais vu ce film jusqu’alors. Et OUI j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Et oui je vais rattraper tous les films romantiques des listes de filmsdelover.
11 – Mulholland Drive de David Lynch: Quel plaisir de voir ce genre de film culte sur grand écran, en l’occurrence pour l’ouverture du Festival Télérama. Encore une histoire d’amnésique, coup sur coup avec n’oublie jamais c’était le thème de la journée. Malsain et hypnotisant comme j’aime !
12 – Diamants sur canapé de Blake Edwards : Un de mes films favoris qui devait bien être vu début 2017. L’histoire de cette meuf totalement perdue, qui se prostitue sans complexe et qui rencontre un auteur, qui se prostitue aussi, mais avec complexe. L’histoire de ces deux pauvres égarés qui tombent amoureux sans le vouloir. L’histoire tragique d’un chat abandonné dans la rue sous la pluie.
13 – The light between the oceans de Derek Cianfrance  : On m’a vendu le film comme un film plus sordide que ce qu’il n’a été en vérité. C’est un drame, très bien filmé et à l’image très belle, mais c’est tout.
14 – La La Land de Damien Chazelle : Alors oui, j’avais hâte. Oui j’ai plus qu’aimé et oui il mérite toutes ces phrases agressives sur les affiches promotionnelles. En grande fan de comédies musicales en général et de Jacques Demy, j’ai pris un pied fou de l’ouverture jusqu’à cette horrible fin à la « Les parapluies de Cherbourg ». J’écoute la BO en boucle, et je vais me faire l’intégralité des robes d’Emma Stone pour cet été. Emma qui n’a pas volé son Oscar contrairement à Casey Affleck.
15 – La chance de ma vie de Nicolas Cuche : J’ai dû Googler le film, car je ne m’en souvenais pas. En fait c’est une comédie romantique française, l’un des seuls films avec Virginie Effira que je n’avais pas vus. Très oubliable vous l’aurez compris.
16 – Le cercle – The rings de F. Javier Gutiérrez : Alors je vais tout vous dire, je n’ai jamais vu The ring, l’original. Le film est apparemment une suite qui reprend les mêmes codes et qui est totalement, mais alors totalement raté, pour la simple et bonne raison qu’au bout de 20 minutes de films, la fille de la cassette vidéo devient une pauvre âme à sauver et que les trucs qui font peur, ne font plus peur puisqu’elle est gentille oh la la … Je n’ai jamais eu envie de sortir mon téléphone pendant un film au cinéma, mais pour le coup le mode cinéma, annoncé par Apple m’aurait été d’une grande aide !
17 – Atlantide, l’empire perdu de Gary Trousdale et Kirk Wise : Je n’ai pas vu ce Disney depuis longtemps et je n’en avais que des bons souvenirs. Des phrases qu’on se répète encore mes frères, un brin vulgaires, et c’est pour ça qu’on aimait probablement ce dessin animé, qui est une nouvelle fois une ode à l’écologie et à la préservation du patrimoine, où les personnages sont, en VF en tout cas, délicieusement ostentatoire. Assez rare dans un Disney.

18 – La La Land de Damien Chazelle : Eh oui, une seconde fois, avec des copains. Parce que quand c’est bon, c’est bon !
19 – Jackie de Pablo Larraín : Très étonnant ce Jackie, puisque pas une seule fois j’ai eu de l’empathie réelle pour ce personnage très connu. Et pourtant j’étais captivée par son discours, par ses choix pour que jamais nous n’oubliions le président Kennedy, que son enterrement entre dans l’histoire, en seulement quatre petits jours. Jamais le réalisateur nous arrache des larmes de forces, non il se tient à distance et nous montre le personnage simplement, avec cette ténacité et cette force incroyable qui fera qu’elle entrera elle aussi dans l’histoire.
20 – La stratégie de la poussette de Clément Michel : Et je me souviens maintenant que si je voulais voir ce film, c’est parce que dans La chance de ma vie, il y avait ce Raphaël Personaz, qu’on voit trop peu. Je me suis souvenue que j’avais vu cette comédie romantique à sa sortie et que je l’avais trouvé assez fraiche. Quelques années plus tard, ce sentiment est toujours le même. Le duo Personaz / Lebon fonctionne bien et l’histoire est franchement originale. Un bon moment sans prétention.
21 – Lego Batman, le film de Chris McKay : Moins bon que La grande aventure Lego, mais toujours aussi bon parce que les Lego c’est cool.
22 – Crazy Stupid Love de Glenn Ficarra et John Requa: Netflix un jour de neige et voilà ce que ça donne. Encore un film avec Emma Stone et Ryan Gosling, moins bon que La La Land cela dit.
23 – Love next door de Julian Farino : J’ai regardé ce film uniquement parce qu’il y avait Leighton Meester, qu’il neigeait non stop et que je ne voulais pas avancer sur mon mémoire. Bah j’aurais dû avancer sur mon mémoire. Oui c’est le genre de critique hyper constructive dont vous avez besoin.
24 – Seuls de David Moreau : J’avais assez hâte de voir ce film, parce qu’il y a trop peu de film de genre en France et qu’il s’annonçait prometteur. Malheureusement le casting entier ne croyait pas une minute à ce qu’il faisait, et le découpage du film était assez agaçant. Je n’ai pas lu la BD et j’aurais aimé que le film s’en détache de ce point de vue là. C’était assez mauvais, et le cliffangher n’est pas du tout une bonne idée, car il est trop peu probable qu’il y est une suite.
25 – Loving de Jeff Nichols : Oui bah alors j’adore Jeff Nichols, mais là c’était juste chiant. Heureusement qu’il y a eu Michael -épouse moi – Shannon, deux minutes.