Carnets de voyage : Encore un weekend à Londres #2

Dimanche 30 Avril

« 8H30. On dépose nos valises dans le bus, après avoir piqué une dizaine de portions de Marmite au petit déjeuner de l’hôtel (que j’aime ces anglais !) et direction Chelsea et le cimetière de Bromton. Nous n’avons pas eu de chance, le métro faisant la correspondance n’a jamais démarré et nous avons perdu un temps fou qui a gâché le reste du programme de cette trop courte journée. Après quelques kilomètres de marche nous voici arrivés dans ce magnifique cimetière du IXXe siècle où règne une romantique anarchie entre les pierres tombales au milieu desquelles se promènent tranquillement des écureuils peu farouches. Ici, les gens font leur jogging dans les allées du cimetière et je les envie un peu. Chelsea est un très joli quartier dans lequel il est agréable de se promener et dont j’aimerai refaire le tour un jour prochain. King’s road dont on nous vantait les mérites dans les guides de voyages ne vaut cependant pas la peine de s’y attarder, surtout un dimanche. Nous nous sommes cependant arrêtés pour faire le plein de condiments anglais, comme d’habitude. »

« Puis nous avons retrouvé Rémi à Oxford Circus là où nous avons trouvé un superbe vinyle en édition limitée de « L’empire contre attaque ». Nous ne sommes pas déçus de notre achat. Rémi nous a emmenés dans un joli salon de thé, le temps d’un brownie au caramel et c’était déjà l’heure du retour, qui ne s’est pas fait sans encombre, car nous avons découvert avec stupeur que le métro londonien aime aussi faire le pont. Heureusement, nous sommes arrivés à temps. Au Starbuck du duty-free de Folkestone, j’ai eu le grand plaisir de découvrir un sandwich fromage et … Marmite. Je vais me répéter, mais j’aime ces anglais. Une grosse sieste, « Space Jam » sur Netflix et nous voilà de retour chez nous. Ce weekend aura été beaucoup trop court … »

Carnets de voyage : Encore un weekend à Londres #1

Samedi 29 Avril

« 5H du matin, notre bus décolle direction Calais. Aujourd’hui c’est en shuttle que nous nous rendons, en voyage organisé, pour visiter les studios Warner Bros. Et nous avons bien hâte malgré la fatigue. Quelques longues heures de route plus tard, et un changement de chauffeur, nous voilà arrivés à Londres, ou une guide doit nous rejoindre pour nous faire visiter la city en bus. Ce petit tour ne fut pas sans désagréments puisqu’à Londres ils profitent des longs weekends pour faire des travaux sur les routes, les Londoniens partant généralement à la mer. Nous avons quand même appris des choses, par exemple que « Circus » veut dire « Rond-point » et non pas « Cirque » ou encore que « Minster » est un vieux mot pour dire « Église ». Je ne savais pas non plus que des dragons ouvraient et fermaient la city (en statue j’entends). La guide a aussi répondu à une question que Joris se pose depuis des années, à savoir : Pourquoi y’a-t-il si peu de poubelles à Londres ? Et bien parce que pendant la guerre d’indépendance irlandaise, les irlandais mettaient des bombes dans les poubelles. La ville, par précaution, a décidé de ne plus mettre de poubelles un peu partout, et c’est resté. Intéressant, non ? »

« Puis pause déjeuner sur Marble Arch avant de prendre le bus, encore une fois, direction Watford pour le Harry Potter Studio Tour ! Trois heures de visites durant lesquelles nous ne nous sommes pas sentis fatigués ou ennuyés une seconde. Et c’est passé si vite ! Du petit film de présentation à la grande salle. Des costumes dispersés dans chaques petits décors comme le bureau de Dumbledore avec la pensine, la chambre des garçons de Gryffondor, la cabane de Hagrid et j’en passe. Nous avons vu le miroir de Rised, le magicobus, la salle des potions, la maison des Weasley, et tous les animatronics qui rendent les films si magiques ! Cela va être difficile de résumer les trois heures de visites. Nous avons eu de la chance, un nouvel espace, celui de la forêt interdite venait d’ouvrir. J’espère que nous y retournerons lorsqu’ils auront créé les espaces des « Animaux fantastiques « . »

« Nous avons bu une bierraubeure et c’était pas très bon, avant de nous émerveiller devant le Poudlard Express ou le château de Poudlard devant lequel j’ai vraiment été émue. La visite s’est achevée sur quelques dépenses prévues, mais bien trop peu pour moi, puis direction notre hôtel dans le Dockland. »

Note en plus, pas de panique, je vais écrire un article complet et entier, avec genre 170 photos, d’ici quelques semaines, sur les studios. La suite du weekend dans quelques jours !

En 2017 au cinéma #3

En 2017, j’aurais donc deux pages de carnet de cinéma en retard. Nous sommes en Mai et je ne publie que la troisième. Je me dépêche de terminer mon mémoire et mon année de fac et je reviens pour de vrai, avec genre plusieurs publications par semaine comme les vraies blogueuses !

1 – Les yeux sans visages de George Franju : Je n’avais encore jamais vu ce film et mon Dieu que je regrette d’avoir mit tant de temps à le découvrir. C’est une merveille, un film de genre d’une poésie rare et magnifique. Pas étonnant que Cocteau aime Franju. J’ai hâte de découvrir le reste de la filmographie de ce dernier, même si, apparemment, elle est moins originale.

2 – Holy Motors de Leos Carax : Je n’arriverai jamais à définir ce film que je revois et revois à outrance. Un jour mon cerveau s’éclaircira et je pourrai écrire dessus.
3 – Papa ou maman 2 de Martin Bourboulon : J’avais un peu aimé le premier, beaucoup moins le deuxième qui est dans un humour beaucoup plus lourd et moins intéressant.
4 – The dressmaker de David Hirschfelder : Une merveille ! Car déjà il est hyper rare de voir une comédienne dans un rôle plus jeune qu’elle, sortir avec un personnage plus jeune qu’elle dans la vraie vie. D’ordinaire on prend des comédiennes plus jeunes que l’âge du personnage. Une bouffée d’air frais ! Outre que cela ne choque pas, Kate Winslet a encore séduit le directeur de la photographie et illumine l’écran comme d’habitude. L’histoire n’est pas fofolle, mais c’est un joli film du dimanche soir. À voir !
5 – Grave de Julia Ducourneau : J’en ai déjà parlé, je vous ai déjà envoyé sur Fais pas genre ! Et j’aimerais bien le revoir encore !
6 – Tous en scène de Garth Jennings : Une bonne idée sur le fond, mais dommage sur la forme. Le personnage principal est un amoureux des comédies musicales et malheureusement nous avons le droit à un étalage de tubes pop contemporains qui seront oubliés par les prochaines générations. Contrairement aux grandes chansons de Broadway. Le film d’animation aurait été plus intéressant s’il avait exploité ce genre-là.
7 – Lion de Garth Davis : Punaise que c’est long de trouver son village d’enfance sur Google Map. Deux heures … Et dix minutes avec sa famille biologique. Et c’est tire-larme à fond.
8 – Le nouveau stagiaire de Nancy Meyers : J’aime bien ce film qui est un joli feel-good movie, même si je suis beaucoup moins séduite par l’idée que le père de famille puisse tromper impunément sa femme sous prétexte que c’est une grande femme d’affaires. Mais c’est le genre de film qui donne envie de monter sa boite !
9 – Les figures de l’ombre de Theodore Melfi : Un film nécessaire, j’ai du mal à croire que c’est une histoire vraie tellement je trouve ça incroyable qu’on n’en parle jamais ! Regardez-le et indignez-vous de la transparence des femmes dans l’Histoire !

10 – Les Power rangers de Dean Israelite : C’est long. Le film s’adresse aux gens qui n’ont jamais vu les Power rangers et les présente pendant une heure quinze. Puis on a le droit à 15 minutes de bagarres comme on les aime ! J’espère qu’il y aura une suite, sans la longue présentation des personnages.
11 – 20th century women de Mike Mills : Je pensais aimer ce film, qui parle de l’éducation sexuelle d’un jeune homme, par trois femmes l’entourant. Mais c’était long et ça se regarde un peu trop le nombril. Grosse déception.
12 – Polina, danser sa vie de Angelin Preljocaj : Une jolie surprise, l’histoire d’une ballerine russe qui tente sa chance en France et qui après une rupture se retrouve plus où moins à la rue et tente de survivre en intégrant une compagnie de danse contemporaine dans laquelle elle s’épanouira complètement. Si vous aimez la danse, c’est pour vous !
13 – Power rangers, le film de Bryan Spicer : Oui ! Retour en enfance avec les répliques nulles et les cascades inattendues ! Mieux que le remake !
14 – Marie et les naufragés de Sébastien Betbeder : Petit film mignon, mais que j’ai déjà oublié finalement. (Je n’ai jamais dit que j’étais critique ciné !)

15 – Pitch perfect de Jason Moore : Le problème de Netflix c’est que quand on veut prendre une pause mémoire, ça se termine soit en binge-watch d’une série soit en film d’une heure trente …
16 – Pitch perfect 2 de Elizabeth Banks: Surtout si on enchaine sur le deuxième. Que je n’avais jamais vu. Ce sont des vrais feel-good movies sans prétention. Ça fait du bien et c’est cool.
17 – Les schtroumpfs, le village perdu de Kelly Asbury : C’est mieux que les daubes des schtroumpfs à New York, mais ce n’est toujours pas ça.

Réflexions sur la cause animale et les cabinets de curiosités (j’avais pas trop d’idée de titre ok ?)

L’autre jour après avoir reçu un commentaire sur instagram me disant, je cite « c’est crade d’avoir un animal encadré », je suis allée visiter le profil de la personne m’ayant laissé ce commentaire et j’ai vu dans la description « végétarienne ». Quelques semaines avant j’ai unfollow une grande figure militante du veganisme en France, après qu’elle est tenue des propos relativement odieux sur une boutique de curiosités, refusant d’entendre les arguments de ceux qui aimaient ça. Par « ça » j’entends l’ostéologie, l’entomologie, et la naturalisation d’animaux, de ce fait décédés.

J’en parle très peu, car j’ai des faiblesses, et je craque trop souvent sur le fromage, et qu’en fait ça ne me définit pas dont on s’en fout, mais j’essaie d’être un maximum vegan à la maison, par vegan j’entends, pas de viande, de crustacés, de produits laitiers (sauf ce putain de fromage, mais j’y arriverai) et limiter au maximum le cuir et la laine. Évidemment je n’ai jamais eu de fourrure, de ce point de vue là, c’est vite réglé. Ce choix-là, s’est imposé naturellement dans ma vie et ne me frustre pas au quotidien (sauf pour le fromage vous l’aurez compris), je suis devenue rapidement végétarienne une fois partie de la maison parentale, car je n’ai jamais aimé la viande et je n’ai jamais compris pourquoi on mangeait des animaux. Pour les poissons et les crustacés, ce fut une autre histoire, bien vite réglé à coup d’antispécisme et de prise de conscience de ma propre hypocrisie (mais pourquoi le fromage ça ne marche pas ?). Pour le cuir et la laine, c’est encore difficile au quotidien, surtout pour les petits budgets, mais je ne suis pas une grande consommatrice de vêtement, ça compense. Cela étant dit, il est important que je précise que je suis d’une tolérance incroyablement normale, je veux dire par là que je considère que chacun gère sa conscience comme il le souhaite. Si Joris souhaite manger de la viande, par exemple, il se la cuisine et se la mange. J’ai très peu d’amis végéta*iens et ce n’est pas grave. Je suis loin d’être une militante activiste, pour la simple raison que tous les militants activistes sont trop en colère pour être justes et desservent totalement la cause. Il m’est arrivé après m’être faite odieusement réprimandée par un de ceux-là, après l’adoption de mon poisson, d’avoir eu envie de manger de la viande juste pour le faire chier. Oui, oui, moi … Enfin bref, cette longue introduction est un peu nécessaire, pour vous expliquer ma position vis-à-vis des collections d’animaux naturalisés, de l’entomologie et de l’ostéologie.

Les années 90, Angie et les chèvres

En bref, pourquoi je suis vegeta*ienne tout en possédant un petit cabinet de curiosités ? N’est-ce pas TOTALEMENT contradictoire ?

Cette question je me la suis longtemps posée, d’où le fait que j’ai démarré ma collection tardivement, en plus d’avoir peur de paraître bizarre, je culpabilisais beaucoup. Mais mon amour pour l’histoire naturelle et quelques renseignements l’a emporté. Car il faut savoir que les animaux naturalisés, ou présentés en montage ostéologique n’ont pas été tués, pour la plupart, pour le plaisir du collectionneur. Aujourd’hui il existe la convention de Washington qui, bien qu’elle ne soit pas toujours respectée par les braconeurs, protège les animaux, du moins ceux en voie de disparition. Mais également la protection française et européenne. En ce qui nous concerne, comme nous ne sommes pas fans d’animaux empaillés, mais surtout friands de montages ostéologiques, nous avons trouvé beaucoup de nos spécimens dans la nature, souvent, de ce fait, nettoyés naturellement … Il suffit d’ouvrir l’oeil. Je vous invite à lire la fac de la fille renne, qui explique tout ça de manière assez exhaustive. En ce qui concerne la naturalisation, j’aimerais beaucoup avoir des oiseaux, mais les conditions de mort de ces animaux étant en général plutôt floues, je privilégie les brocantes, afin de ne pas encourager un éventuel marché, sauf lorsqu’il est bien spécifié que l’animal est décédé de causes naturelles, comme ma chauve-souris, source du commentaire qui déclenche ce long article.

D’accord, mais l’entomologie alors ? 

L’entomologie c’est l’étude des insectes, dont les papillons. Et malheureusement après quelques recherches approfondies, le résultat est toujours le même : Les insectes sont tués pour être étudiés ou encadrés. J’ai même découvert sur Instagram des commerces de papillons élevés sous serre pour finir en objet de décoration, et oui ça me révolte. Et comme je suis une personne contradictoire, j’ai des papillons naturalisés. MAIS, parce qu’il y a un « mais » très important, je n’achète qu’en brocante. C’est-à-dire que si je me rends chez Deyrolle, un jour, quand je serai riche et oscarisé, je m’offrirai un énième oiseau naturalisé (car il me semble que les animaux chez Deyrolle sont tous morts de causes naturelles), mais pas d’insectes. Pour ne pas encourager ce marché, je n’achète mes papillons que sur les brocantes et sur le marché de l’occasion. C’est peut-être inutile et contradictoire, mais je mange du fromage alors bon.

Ok, mais ça t’apporte quoi d’avoir des squelettes chez toi alors qu’il y a des livres et internet ? 

Et bien je vais être honnête, ça m’apporte beaucoup. J’ai beaucoup plus appris ces dernières années sur mon corps, sur le corps humain, sur les corps animaux, sur la nature, en me perdant régulièrement dans la galerie d’anatomie comparée, entre autre. J’ai appris plus facilement en observant de véritables montages ostéologiques qu’en écoutant mes différents profs de SVT, et ce n’est pas seulement parce que j’ai grandi. J’ai toujours été passionnée par les vanités, la mort, le gothique romantique et je n’ai jamais eu de mal à assumer ma passion pour les cimetières (monstre de contradiction je vous ai dit) et je m’émerveille chaque fois que je passe devant le meuble ou est exposée ma petite collection. J’espère ne jamais cesser de chérir ces squelettes d’animaux, ne jamais cesser d’admirer ces merveilles que la nature a faites. Vous ne trouvez pas ça fantastique le fait que nous existions ? Que nous ayons un squelette, des muscles, du gras et des intestins. L’autre jour au Hunterian Museum, j’ai pu observer un utérus dans du formol, un foetus humain encore dans sa poche des eaux. Voir ça en vrai et beaucoup plus enrichissant que de le voir sur du papier. Quand le fils d’une amie, de trois ans, est venu chez moi l’autre jour, j’ai descendu du meuble un montage ostéologique d’oiseau, pour aider sa mère à lui expliquer la fonction du squelette, je ne dirai pas que je suis certaine à 100% qu’il ai tout compris, mais sa tête émerveillée et la manière dont il l’a observé, aurait pu achever de me convaincre de l’utilité pédagogique (aussi bien pour les adultes, que les enfants, j’insiste) de cette collection, si je n’en étais pas déjà complètement convaincue. Donc non, pour répondre au commentaire sur Instagram, je ne trouve pas ça « crade » d’avoir un animal encadré chez moi, au contraire, je suis heureuse de lui offrir cette « seconde vie » où je peut admirer ce miracle naturel.

Pourquoi des animaux et pas des humains alors ?

Et bien tout simplement parce que je n’ai pas encore suffisamment de ressources financières pour m’offrir des ossements humains, ou des bouts d’humains dans des bocaux, de manière légale. Parce qu’illégalement c’est beaucoup moins cher et ça se trouve beaucoup plus facilement. Cependant, tout comme je fais en sorte de respecter les animaux de ma collection, il en va de même pour les humains. Et j’espère sincèrement avoir un squelette et des organes plus tard, quand je serai riche et oscarisé.

Résume l’article steuplé, je suis pressée : 

En bref du bref, on peut être végétacequetuveux et posséder des animaux morts chez soi. Car le point commun entre un cabinet de curiosités et un engagement pour la cause animale est qu’il faut être profondément amoureux et respectueux de la nature. Il n’existe pas qu’une sorte de militantisme, il n’y a pas qu’une seule manière de s’engager pour les animaux, et je pense même qu’il est possible de manger de la viande et de se sentir concerné par la cause animale. Il faut être tolérants, les choses bougent doucement, mais sûrement et ce n’est pas en braquant les autres qu’on fera avancer les choses plus vite.

J’en profite pour rajouter que dans notre collection, il y a aussi un herbier, que je me fabrique au fur et à mesure des années et une sacrée collection de minéraux, parce que ça fait également parti de ce qui m’émerveille dans la vie, vous savez, les pierres qui brillent tout ça !

Alors peace les copains ! Et on change le monde à son rythme 🙂